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Viol sur mineurs : la Guinée inquiète trois agences de l’ONU

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Photo Unicef Guine_Jeune filleGuinée-Conakry : Les multiples cas de viols sur les mineurs en Guinée, depuis plusieurs mois déjà, interpellent les agences de l’ONU. Elles ont fait d’ailleurs une déclaration commune pour « interpeller » les consciences sur le danger qui guette l’avenir du pays et celui des enfants.

« Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) notent avec consternation les crimes odieux commis sur des enfants » affirment ces organisations du Système des Nations-Unies dans une déclaration conjointe.

« La violence sexuelle est une négation des droits des enfants, en particulier des filles, à la vie, à la survie, au développement, à la protection et à la non-discrimination. Les cas recrudescents de viols aggravés sur des enfants parfois âgés de 3 ans et dans certains cas accompagnés du meurtre des victimes sont lourds de conséquences. Cette violence sexuelle d’une rare atrocité nous interpelle tous » poursuit ce document.

De cas graves de viols de mineurs sont révélés ces derniers temps en Guinée par les médias. L’opinion est choquée. En dépit des arrestations et le rappel des conséquences fâcheuses sur la santé des fillettes par les médecins, le phénomène persiste tel une épidémie.

Au plus haut sommet de l’Etat, le président Alpha Condé, reconnait l’ONU, a appelé son gouvernement à lutter contre ces actes et promet que des « sanctions exemplaires » soient « prononcées contre les auteurs ».

« Les Nations Unies encouragent la création d’un environnement social sain et protecteur et appellent tous les acteurs sociaux à dénoncer les cas de violences sexuelles et à œuvrer pour que les auteurs soient traduits devant les juridictions compétentes. Les familles doivent redoubler de vigilance et éliminer tous les facteurs pouvant favoriser la violence sexuelle à l’encontre des enfants. Les enfants, les adolescentes et les jeunes filles doivent être outillés à reconnaître les situations potentiellement dangereuses dans les familles, les écoles et les communautés. Nous appelons tous les acteurs du pays à se mobiliser pour éliminer la violence à l’égard des enfants en mettant en place des mécanismes efficients de recours et une prise en charge effective des victimes de ces crimes abjects, dont beaucoup nécessitent des soins approfondis et continus » rappellent ces trois institutions.

La déclaration conjointe est signée par Dr Mohamed Ag Ayoya, Représentant, UNICEF, Mr Louis-Marie Bouaka, Représentant, OHCHR et Mr Cheikh Fall, Représentant, UNFPA

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