Guinée : Les chiffres du Travail des enfants, mariage précoce et violences sexuelles

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Conakry, Guinée :  A l’occasion de la 27ème  année de la  célébration de la Journée de l’Enfant africain en Guinée, des chiffres alarmants ont été donnés  au sujet des enfants.

C’est une salle des congrès du   Palais du peuple de Conakry clairsemée qui  aura  servi de cadre à cette fête  juvénile couplée cette année au lancement de la campagne de l’Union africaine (UA) sur la lutte contre le mariage des enfants.

Plusieurs  sketchs sur  le mariage précoce, la traite, l’exploitation,  le travail des enfants et  leur droit à la scolarisation, ont entre autres, ponctué la rencontre. Sur fond, il est vrai, d’une  timide  mobilisation de la couche juvénile pour cette fête qui leur est pourtant dédiée.

Au chapitre des discours, c’est le ministre sud africain en charge de l’Enfance, qui a fait l’historique de cette célébration ayant eu pour origine   son pays.

A la suite de qui, Idrissa Bah, la présidente du Parlement des enfants a enchainé pour dire : «Selon un rapport récent, près d’une fille sur deux  de moins de quinze ans est victime d’une mutilation génitale féminine.»

Et Mlle Bah d’ajouter que 38% des enfants de cinq à dix sept ans sont impliqués dans le travail des enfants. Dont 25% travaillent dans les conditions dangereuses.

«89% des enfants de 1 à 14 ans ont subi au moins une méthode discipline violente… 55,5% des femmes ont subi au moins une forte violence physique dont 29,3% de violence sexuelle depuis l’âge de 15 ans», a-t-elle expliquée.

Avant d’indiquer qu’aujourd’hui, la Guinée se classe parmi les pays de l’Afrique ayant un taux de mariage des enfants les plus élevés.

Avec 25,9% des femmes qui se marient avant l’âge de 15 ans. Et 57,8% qui se marient avant l’âge de 18 ans.

Selon elle, «Dans notre pays, 49,9% des adolescente entre 15 et 19 ans ont déjà eu une grossesse. Et 41,9% ont donné naissance avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans».

Le représentant de l’UNICEF, Mark Ruben a pour sa part  évoqué les 17 objectifs du développement durable (ODD) à l’horizon 2030.

Sanaba Kaba, la ministre des femmes et des enfants  a rappelé que cette journée a été instituée en 1992, à travers la résolution 12/90 de la conférence des chefs d’Etat et des gouvernements à l’Organisation de l’Unité africaine –OUA-devenue aujourd’hui Union Africaine (UA).

«Cette journée célèbre la mémoire des écoliers innocents massacrés à Sowéto en 1976 par le régime raciste de l’Apartheid,  alors au pouvoir en Afrique du sud. Au delà de cette célébration, il s’agit pour les pays africains, préoccupés par le bien être de leurs enfants, et partant du devenir de leur continent, ont marqué un temps de réflexion sur les conditions des enfants en Afrique», a ainsi expliqué la ministre guinéenne des enfants.

Représentant le président de la République Pr Alpha Condé à cette cérémonie, Oyé Guilavogui, ministre des Transports, a  souligné que la Guinée commémore la journée de l’enfant au moment même où  le Chef de l’Etat guinéen Pr Alpha Condé officie en qualité de président exercice de l’Union Africaine,  pour  un mandat d’une année.

«Protéger des enfants de la  violence, de l’exploitation, des abus du mariage précoce est un impératif. Dans notre pays, ils sont nombreux des enfants à entrer en union du mariage avant l’âge», a révélé le ministre Guilavogui. Lequel   ajoute que cette situation préoccupante  exige des gouvernants qu’ils sont, des actions fortes. Dont la solidarité  agissante contre le travail et l’exploitation des enfants.

Cette célébration, pour rappel, instituée en 1992, en  mémoire des écoliers ‘’innocents’’ massacrés à Sowéto en 1976 par le régime raciste de l’Apartheid,  alors au pouvoir en Afrique du sud.

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