Guinée : Les enseignants du privé « n’ont pas le choix» face à la grève

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Conakry, Guinée : La grève lancée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) pour réclamer un salaire décent perdure toujours.  La levée du mot d’ordre ne semble en tout cas pas d’actualité.

À en juger la situation sur le terrain ce lundi 04 novembre, on constate qu’à Koloma, les promoteurs et enseignants des écoles privées n’ont pas le cœur au mouvement de grève en cours au pays depuis le 13 novembre. Mais ils s’y résignent tantôt par solidarité tantôt par contrainte.

Toundra est enseignant dans une école privée à Koloma-carrefour cirage. Il en donne la preuve papable :

Nous, on n’a pas le choix. On ne peut pas rester en classe, car la situation ne s’y prête pas. Nous ne sommes pas directement concernés. Parce que nous sommes dans le privé. Mais nous sommes obligés, puisque sous restons en classe les élèves du public viendront s’attaquer à nous. Notre sécurité est sérieusement menacée », s’alarme cet enseignant.

A Koloma ce lundi dans la matinée  où les écoles publiques  se font rares, les écoles privées  ont fait salle comble. C’est du moins le constat fait par guineetime.com. Seulement voilà, vers 11heures 30min, les salles de classes se sont vidées tout d’un coup. Une situation qui n’est pas du goût d’un responsable d’école privée.

Lancinè Camara du groupe scolaire Elhadj Oumar Tall : «C’est vrai que nous exprimons toute notre solidarité à nos collégiens du public, notre crainte se situe au niveau des parents d’élèves. Puisqu’ils commencent à murmurer qu’ils ne payeront pas les frais de scolarité pour le mois de novembre. Ils n’ont pas forcément tort, puisque depuis le 13 de ce mois, nous n’avons assuré les cours de façon habituelle », crainte M. Camara.

Toutefois, un autre responsable tempère : «  Nous, nous avons anticipé en informant les parents d’élèves que les cours seront organisés pour rattraper le retard accusé durant les semaines passées. Ils nous comprennent, mais disent que si la situation perdurent jusqu’ en décembre qu’ils ne prendront pas en charge.  C’est ça notre inquiétude  », avoue-t-il.

Youssouf Diallo

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