Guinée : Un mouvement de revendication divise les greffiers du pays

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Conakry, Guinée : Dans un communiqué que nous détenons copie, « L’association des Greffiers régulièrement agréée par le Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation conteste l’avis de grève » en cours dans le secteur.

« L’association des Greffiers régulièrement agréée par le Ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation conteste l’avis de grève initié par cinq personnes qui n’ont aucune qualité de parler au nom des Greffiers » signe Bandiou Doumbouya, président de cette association.

Pour lui, le droit de grève est un droit syndical constitutionnel et, qui doit s’accomplir suivant des règles fixées par la loi et conduite par une organisation agréée et connue. »

En conséquence, lit-on dans ce communiqué, le Bureau exécutif convoque une Assemblée Générale ce lundi 11 juin 2018 à 10h à la Cour d’Appel de Conakry, pour mettre en place le Comité de Suivi de l’ensemble des revendications régulièrement soumises à Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, et discuter des propositions de solutions acceptées par le groupe de négociation. »

Pourtant ce vendredi, la grève déclenchée a effectivement atteint l’essentiel des cours et tribunaux de la Guinée. Réunis à Mafanco,  le porte-parole du mouvement des greffiers, Mamadou Dian Baldé, reconnait que tous les greffiers ne se sentent pas concernés par le débrayage.

« Certes, il y en a qui, à cause de leur position, ne nous accompagnent pas. Mais, ce n’est pas ce qui est important. Le plus important, c’est que la plupart des greffiers soutiennent le mouvement puisque quand même, il s’agit d’un intérêt. Quand il y aura cet intérêt, ce ne sera pas seulement pour x ou y, ce sera pour tout le monde» dit-il chez nos confrères de GuinéeMatin.

« Nous réclamons l’application du statut particulier des greffiers de Guinée que le président de la République a bien voulu signer le 3 août 2016. Un statut dans lequel nous avons des avantages qui sont accordés. Des avantages liés aux primes de fonction, aux primes de transport et de logement, mais surtout les primes d’audience. Ce sont ces avantages que nous réclamons aujourd’hui » insiste Dian Baldé.

Amadou Touré et Mamoudou Diallo

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