Ratoma : La caserne de sapeurs pompiers logée au marché Kiroti

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Une vue des magasins abritant ce centre des sapeurs pompiers Crdit photo : S.C
Une vue des magasins abritant ce centre des sapeurs pompiers
Crdit photo : S.C

Guinée-Conakry : Les agents de la protection civile logés au marché Kiroti à Nongo où se situe leur caserne ne peuvent jamais produire des résultats escomptés au près de la population de Ratoma.

Pour preuve, ces mal logés font face à des difficultés quotidiennes.

Selon nos constats, ce « Centre d’Incendie et de secours de la commune de Ratoma », ne ressemble à rien du tout. Les agents sont logés dans quatre magasins, loués par la direction nationale de la protection civile.

Ces magasins, exigus, accueillent une centaine d’agents par jour. La situation dure depuis plusieurs mois. Ce centre a été obligé de quitter un immeuble en ruines vers Bambéto.

« Les propriétaires de ces 4 magasins viennent aussi nous menacer chaque jour à cause des arriérés de loyers ».

Des agents en réunion Photo : GuinéeTime
Des agents en réunion
Photo : GuinéeTime

Depuis le mois de mai 2016, les factures de location ne sont pas impayées aux différents propriétaires de magasins. Les va et vient de ces derniers irritent les agents qui ne savent à quel saint se vouer.

En réalité, le contrat a été établi avec la direction de la potection civile, nous informe-t-on.

« Nous n’avons pas d’équipements, pas de matériels » signale un agent.

Ce centre d’incendie compte 2 camions dont un en état de fonctionner.

« Ce camion même n’a pas de sonnerie. Pour des interventions, il faut qu’un agent descende pour dégager la route car le camion ne peut pas à distance alerter », poursuit notre interlocuteur.

Depuis le dernier d’incendie dans la commune de Ratoma, cette caserne est sur la sellette et les agents sont obligés de se livrer, pour raconter un pan de leur misère dans cette caserne coincée dans des magasins.

Au temps du ministre Mouramani Cissé à la Sécurité, les agents de ce centre d’incendie recevaient 5 sacs de riz par mois et un 1 million 500 mille gnf pour faire face à leur nourriture. Ce, sans compter le carburant des camions.

« Aujourd’hui, il n’ y a rien du tout. Les agents font une cotisation pour avoir des sacs de riz. Et le prix de la sauce aussi vient de nos poches » révèle cet agent.

Le marché Kiroti compte également des magasins loués par des prostituées, des vendeurs de drogues et autres, selon des témoignages. Le centre d’incendie de Ratoma est à proximité de ces « voisins » indélicats.

Quid du manque d’hygiène qui sévit dans ce marché !

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