Une vue du présidium

Conakry, Guinée : C’est du moins ce qui découle de la Table Ronde de deux jours engageant la réflexion sur l’avenir de la presse écrite à l’heure du numérique. 

Celle-ci est  organisée par l’Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante (AGEPI) les mardi 07 et mercredi 08 mars derniers à la salle des actes du Palais du Peuple, à Conakry.

Le thème : ‘’Presse Ecrite : états des lieux et perspectives’’, n’a pas manqué de susciter l’intérêt de la bonne trentaine de participants venus des différents journaux du pays, à ces 48heures de réflexion. Puisque des débats ponctués d’échanges fructueux  ont  amené des journalistes à poser  tout d’abord le  diagnostic pour ensuite faire des propositions de solutions. Et le tout, sous le regard avisé des « aînés » de la corporation. Il s’agit notamment  de  Diallo Souleymane, Directeur général du Groupe de presse Lynx-Lance, qui a développé le sous-thème ‘’Diagnostic et défis.’’

 « Pendant  ces deux jours de travaux les mots comme la cherté  des intrants, le manque de publicité, le manque de réseau  fiable de distribution de journaux, ont été relevés comme des facteurs qui fragilisent le journal-papier à l’heure de la technologie de l’information’’, a ainsi rappelé Moussa Ibn Conté, secrétaire général de l’AGEPI.

Et M. Conté d’ enchaîner qu’à  la suite des réflexions, des idées fortes  ont émergé  des travaux pour essayer de repositionner la presse écrite tout en mettant un accent particulier sur le renforcement des capacités des journalistes reporters  qui constituent l’ossature de cette presse écrite.

‘’L’investigation a été retenue comme genre journalistique  le plus à même de permettre la formation des journalistes pour pouvoir relever la presse écrite. Il a été souligné    également que la presse écrite a besoin d’une imprimerie pour assurer la parution des journaux qu’on a actuellement sur le marché. Si en 2001, il y avait deux cent titres, aujourd’hui, il y a moins de 87 qui paraissent.  Donc, il y a plus 113  journaux dont les patrons ont mis les clés sous le paillasson et migrer vers la presse en ligne et l’audiovisuel privé. D’autres sont devenus consultants », a indique le président de l’AGEPI dans son discours marquant la clôture des travaux.

Ensuite, il a dit et martelé la nécessité de mettre  en place  une centrale d’intrants-plaque-papiers- pour assurer la régularité de peu de journaux qu’on a actuellement. Et cela passe la ratification de la convention de Florence-Italie-  sur les intrants.

Il  a été décidé de mettre une commission qui fera le plaidoyer auprès de l’Assemblée nationale et du gouvernement pour que cette convention soit ratifiée.

« Une idée a émergé pour proposer au gouvernement que le montant d’un milliard de francs guinéens qu’il accorde à la presse chaque année, soit    transformé   en appui  pour la réalisation d’une imprimerie et centrales de papiers. Mais l’idée n’a pas fait consensus. Mais ce n’est pas que partie remise, la réflexion de ce côté-là va se poursuivre», a ainsi renseigné Moussa Ibn Conté.

« On va mettre en place un comité pour la mise en œuvre des différentes résolutions qu’on a eues pendant les deux jours de travaux» conclut le président de l’AGEPI.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here