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#Guinée : Les enseignantes veulent manifester devant le palais Sekhoutoureyah

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Conakry, Guinée : C’est devant le palais présidentiel Sekhoutoureyah que les enseignantes comptent exprimer leur frustration le lundi 10 décembre prochain. 

 

Après de multiples manifestations des enseignants dans les rues de Conakry,  pour protester contre le gèle des salaires, cette fois-ci, ce sont les es femmes qui prennent le relai dans cette lutte engagée depuis le 03 octobre le gouvernement.

Au cours d’une plénière organisée ce Jeudi 06 décembre 2019 à  son siège de Donka dans la commune de Dixinn, ces femmes massivement mobilisées ont annoncé de battre le pavé devant le Palais Sekhoutouréyah dans la matinée du lundi 10 Décembre pour se faire entendre.

Dans une salle surchauffée avec des chansons à  la gloire de leur secrétaire général Aboubacar Soumah, ces femmes ont montré leur détermination à poursuivre désormais le combat mené par les hommes.

Selon la porte-parole de ces femmes ,Adama Kanssaghel Diallo, cette lutte doit se faire maintenant sur le terrain.

« Cette lutte ne se fera pas sur les oreillers, ni dans nos maisons, nous devront être à  l’affront avec le gouvernement. Alpha Condé, Kassory ne sont pas plus qu’une Yansané, une Touré, une Sow, une Soumah, une Bangoura, une Keita en Guinée. Toutes les ethnies guinéennes sont égales. Nous allons nous lever pour dire à  Kassory que nous enseignantes de Guinée, nous avons besoin que nos enfants soint à l’école et non dans les rues » lancet-elle.

« Soyons prêtes à tout, nous avions été arrêtés, bastonnés, intimidés, emprisonnés et condamnés. Mettons tout ça sous nos pieds et prenons le chemin de Sékhoutouréyah ; ils vont nous dire ce qu’ils vont faire des enfants de Guinée » déclare Adama Kanssaghel Diallo

Pour sa part, le secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée déclare qu’ils ne sont plus loin de la victoire comme le prétendent d’autres qui les diffament à travers les medias en annonçant une fin prochaine de la grève.

Plus loin, Aboubacar Soumah indique que la lettre adressée à  sa centrale par le premier ministre guinéen dans la quelle il est fait mention de  certains préalables pour le retour sur la table de négociation est inacceptable.

« Il demande comme préalable ; la suspension de la grève ; deuxièmement, ils disent que ces négociations seront ouvertes avec le syndicat qu’ils ont crée le Syndicat National des Enseignants ( ndlr). Nous avions immédiatement réfuté ces préalables, un syndicaliste ne peut pas suspendre la grève pour aller en négociation. C’est le SLECG qui a signé le protocole d’accord du 13 mars, c’est le SLECG qui a engagé la grève de novembre, de février. Si ce n’est pas la confusion, comment se fait-il que le gouvernement puisse encore faire allusion a la participation de ces syndicat crées par eux-mêmes » S’interroge le numéro du SLECG.

Dans son allusion, Aboubacar Soumah a révélé que désormais qu’il n’y à plus d’inter centrale de l’Éducation FSPE-SLECG, c’est seul le SLECG qui répondra  maintenant au nom des enseignants.

Moussa Rama

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