EDITO : Pourquoi l’affaire Restaurant Modibo doit être jugée

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Conakry, Guinée : La Guinée est assurément un pays à l’envers ! L’homme en uniforme qui déniche des tonnes de viande pourrie dans un entrepôt d’un restaurant prisé de la capitale, est celui qui est voué aux gémonies.

 Comme un peu contre les narcotrafiquants, les distributeurs ou vendeurs d’aliments impropres à la consommation humaine.

En ce moment, le restaurateur Modibo, lequel reconnait ces stocks de viande pourrie dans son entrepôt, bénéficie de toutes les fausses argumentations sur les réseaux sociaux et dans l’opinion. Ces insipides prises de fonction en sa faveur vont du simple complot organisé par les hommes des services spéciaux du Colonel Tiégboro au dédouanement du propriétaire du « Restaurant Modibo ».

Que cela soit écrit : à cette phase de ce dossier de viande pourrie, Mohamed Barry alias Modibo, propriétaire de ce restau de Kaloum, n’est que présumé coupable. Seule la Justice doit établir sa culpabilité et le condamner à la hauteur de la faute.

Mais c’est insulter et bafouer les droits de tous ces guinéens, ces étrangers, bref tous ces milliers de personnes qui, une seule fois, ou tous les jours, se sont présentés devant ce restau pour assouvir leur faim du moment.

C’est pour comprendre ce qu’il s’est réellement passé, que les appels des citoyens pour la justice doivent être pris au sérieux. Car des maintes questions sont encore en suspens. Depuis combien de temps ces viandes pourries sont stockées chez Modibo ? Certaines quantités ont-elles été utilisées pour faire des sandwichs, chawarma, hamburger etc ? Et depuis combien de temps cela dure ?

Seules des enquêtes sérieuses, menées par les services de sécurité sous la houlette d’un tribunal peuvent aider à démêler l’écheveau.

Cette question de viande pourrie, doit être pris au sérieux afin de dissuader tous les restaurants de Conakry qui font fi des règles élémentaires d’hygiène. Dieu seul sait que ces établissements pullulent dans la capitale.

Le traitement que le Guinéen fait de cet ènième dossier découvert par les services du secrétariat à la présidence en charge de la lutte contre le grand banditisme, la drogue et  le crime organisé, est simplement révoltant. Le colonel Moussa Tiegboro Camara est simplement un Officier de police judiciaire. Il fait son travail et c’est à la Justice, elle seule, d’approfondir l’analyse et rendre son verdict. L’officier et ses hommes, on le sait tous, pêchent parfois par des erreurs, mais nul ne doit bafouer ses actions majeures au profit de la Guinée et de ses populations.

Sous d’autres cieux, les services de l’Etat auraient lancé depuis la découverte de cette viande impropre à la consommation humaine, des investigations inopinées dans plusieurs cuisines des grands restaurants de Conakry et environs.

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