Conakry, Guinée : Dans son grand oral devant la presse ce lundi 13 janvier 2020, le ministre de la ville, de l’Aménagement du Territoire et de l’Habitat est revenu sur le déguerpissement du centre directionnel de Koloma effectué au mois de février 2019.

Pour le ministre Ibrahima Kourouma, force doit rester à la loi et pour cela, personne ne doit être épargnée.

« En tant que citoyen, je ne dirai pas très peiné mais je suis un être humain. C’est l’investissement que les gens ont fait, ce sont des investissements que des gens ont perdu, je suis un être humain. Mais face à l’humanisme, il ya la loi et la loi prédomine. C’était un domaine de l’État, ils étaient installés sur un domaine de l’État. L’État veut récupérer son domaine pour faire un travail et vraiment, je suis obligé de faire le travail qu’il faut. C’est un devoir face à la République de faire en sorte que l’État rentre dans ses droits. C’est vrai ce que vous dites, ça peine, c’est lourd, c’est dur, c’est même écœurant mais face à la loi chacun de nous doit comprendre » a lancé le ministre Kourouma.

L’an dernier, Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimess ont été déguerpis, laissant des milliers de personnes sans abris.

«J’espère que ça va servir pour une fois d’exemple afin que les gens comprennent qu’avant d’investir quelque part, il faut d’abord s’assurer est-ce que c’est pour moi, est-ce que j’ai le droit d’y être. Si on ne résout pas cette alternative, on va perpétuellement être dans une situation où on va être entrain de déloger les gens parce que l’État veut récupérer son terrain. Que ça soit à Conakry ou ailleurs sur l’ensemble du pays, il faut que tout le monde avant d’acheter un terrain, la première condition est de savoir est-ce que c’est un domaine de l’État » a-t-il conseillé.

A rappeler qu’au cours de cette opération de déguerpissement, 13 écoles dont 300 élèves avaient vu leur année scolaire perturbée et une centaine de familles sont sans abri.

Moise Rama Fils

Moïse Rama Fils Keïta