Conakry, Guinée : Le 22 janvier 2007, le mouvement syndical lançait un appel aux citoyens pour exprimer leurs ras le bol par rapport au coût de la vie, la confiscation des droits des citoyens, réclamer un espace de liberté pour les citoyens Guinéens. Plusieurs citoyens avaient répondu à l’appel et fort malheureusement, les forces de défense et de sécurité ont utilisé des armes pour tuer des Guinéens.


13 ans après, aucune justice n’a été rendue pour ces héros, ces martyrs qui ont été les précurseurs de la démocratie dans notre pays. C’est le moment pour nous de les rendre un hommage et de présenter nos sincères condoléances à leurs familles qui restent toujours dans le deuil. Le peuple de Guinée leurs sera éternellement reconnaissant.


Nous demandons à l’Etat de mettre rapidement des mécanismes en place pour que les commanditaires de ces assassinats puissent être arrêtés, jugés et condamnés.
Dans la même optique puisque ce sont les évènements qui marquent la vie d’une nation. Nous demandons à ce que la date du 22 janvier soit reconnue comme une date pour la démocratie et l’Etat de droit.


Il est important de le rappeler que l’histoire fort malheureusement se répète du mauvais côté pour les Guinéens, 13 ans après, rien n’a changé pour les Guinéens, ce sont les mêmes revendications en termes de démocratie, l’alternance constitue encore un rêve, une aspiration profonde pour les Guinéens.


De nos jours, c’est le Front national pour la défense de la constitution qui est un regroupement des acteurs syndicaux, de la société civile et politique comme le mouvement social en 2007 qui lutte pour l’alternance. D’où l’impérieuse nécessité de tirer les leçons pour ne pas que le même système perdure.


La société civile Guinéenne est interpellée sur ses responsabilités face à l’histoire pour ne pas que des acteurs pensent à leurs intérêts au détriment des intérêts des citoyens qui ont toujours payé le prix de la mauvaise gouvernance et bafouer dans leurs droits.


Il est de son devoir d’agir avec les différents acteurs en Guinée pour mettre en place des mécanismes pour que 13 ans après, les Guinéens puissent goûter à un minimum de bonheur puisqu’ils le méritent comme tous les citoyens du monde.
Nous invitons les citoyens Guinéens malgré ces différents événements, à avoir foi en la Guinée, d’aimer ce pays sincèrement et de lutter pour que la Guinée soit pour tous les Guinéens, un havre de paix, de justice et de bien-être.

La Maison des Associations et des ONG de Guinée ( MAOG) et la jeunesse Citoyenne ( J.C)

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