Conakry, Guinée : L’Institut national de Santé publique a récemment publié son 5ème bulletin trimestriel portant sur les activités de la surveillance des syndromes grippaux en Guinée.

De la 40ème semaine à la 52ème semaine de 2019, il a été constaté que le virus de la grippe A était la souche prédominante en circulation dont la majorité est de sous type A (H3). Un autre fait prédominant de cette surveillance est l’absence de cas de maladies respiratoires sévères aigues.

Les dernières semaines de l’année 2019 ont été éprouvantes pour plusieurs familles. En effet, rares sont les foyers qui ont été épargnés par une grippe saisonnière caractérisée par l’apparition brutale d’une forte fièvre, de toux (généralement sèche), de céphalées, de douleurs musculaires et articulaires, de malaise général, de maux de gorge et d’écoulement nasal…

Horoya a contacté la direction générale de l’institut national de Santé publique (INSP) pour en savoir davantage.

Selon l’INSP, des activités de surveillance se sont déroulées dans les centres de santé de Kouléwondy (Kaloum), Maciré (Dixinn) et Gbessia Port 1 (Matoto) qui offrent des soins ambulatoires aux malades répondant à la définition de cas de syndrome grippal (SG).

«Durant ce 4è trimestre de 2019, un total de 4.240 consultations a été enregistré dans les trois sites sentinelles parmi lesquelles environ 27% sont attribuables aux Syndromes grippaux (SG) » note le Bulletin trimestriel de l’INSP.

« Les enfants de moins de cinq (5) ans restent toujours comme au trimestre précédent, les plus touchés avec des proportions de syndrome grippal équivalant environ 42,23 % et 43 % respectivement pour les tranches d’âge de 0 à moins de 2 ans et de 2 à moins de 5 ans » lit-on dans ce dernier rapport de 2019.

Aussi, constate-t-on, les données collectées entre la 40ème et la 42ème semaine de l’année 2019 montrent que le nombre de syndrome grippal notifié par semaine dans les sites sentinelles de surveillance de la grippe varie entre 70 et 130 cas à l’exclusion des semaines 46 (178 cas) et 42 (33 cas).

L’INSP conseille aux citoyens des mesures préventives dont se laver fréquemment les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro-alcoolique, porter un masque quand on présente un syndrome grippal en particulier en milieu de soins, limiter les contacts avec les personnes présentant un syndrome grippal, aérer son logement chaque jour pour en renouveler l’air et se faire vacciner dans la mesure du possible…

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la grippe saisonnière est une infection virale aiguë provoquée par un virus grippal. Il existe 3 types de grippe saisonnière – A, B et C. Les virus grippaux de type A se subdivisent en sous-types en fonction des différentes sortes et associations de protéines de surface du virus. Parmi les nombreux sous-types des virus grippaux A, les sous-types A(H1N1) et A(H3N2) circulent actuellement chez l’homme.

Chaque année, les épidémies de grippe peuvent toucher gravement tous les groupes d’âge, mais le plus haut risque de complications concerne les femmes enceintes, les enfants de 6 à 59 mois, les personnes âgées et les individus de tout âge présentant certaines affections chroniques, telles que le VIH/sida, l’asthme, ou des cardiopathies ou pneumopathies chroniques, ainsi que les agents de santé.

La Guinée travaille à se doter d’un Plan de préparation et de riposte à une grippe pandémique. Des experts guinéens et ceux de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ont procédé, en fin d’année 2019, à une analyse critique de la mouture de ladite stratégie en cours d’élaboration depuis 2018.

Un atelier réunit dans ce sens à Conakry un groupe d’experts de l’OMS conduit par Dr Malang Coly, Médecin sénégalais spécialisé en Santé publique, des représentants de plusieurs institutions internationales, de laboratoires ainsi que des spécialistes guinéens venant de plusieurs domaines de la santé.

Cette rencontre qui a duré cinq jours (12 au 16 Novembre 2019), est l’aboutissement d’un long processus débuté en 2018, aux lendemains de la fin de l’épidémie de la maladie à virus Ebola.

A cette époque, une surveillance sentinelle de la grippe a débuté avec deux sites puis quatre dont un consacré aux infections respiratoires aigües sévères en 2019.

Le directeur général de l’Institut national de Santé publique (INSP), Pr Abdoulaye Touré, s’était réjoui qu’« avec la participation effective de l’ensemble des personnalités et spécialistes, le document sera finalisé et prêt à l’emploi ».

Source ; HOROYA

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