Juju Fitcats a choisi de partager son parcours pour offrir du soutien à celles et ceux qui vivent des expériences comparables. De son vrai nom Justine Becattini, la créatrice publie Guérir de l’anorexie, c’est possible, coécrit avec la docteure Cécile Feltin et paru chez Solar. Lors d’un échange avec Lou, elle est revenue sur son passé marqué par l’anorexie et sur les répercussions de ce trouble dans sa vie aujourd’hui.
Parmi les thèmes abordés, une question intime : son éventuel désir d’avoir des enfants. Si elle n’écarte pas l’idée de devenir mère un jour, Juju Fitcats confie que cette perspective l’effraie à certains égards. Elle explique notamment que l’une des craintes principales est liée à l’idée de voir son corps transformé par une grossesse, ce qui ravive des peurs anciennes.
Ces propos illustrent bien les difficultés que représente l’acceptation de son corps après avoir vécu un trouble du comportement alimentaire.
Le début de l’anorexie de Juju Fitcats, à 17 ans
Dans son récit, Justine Becattini revient sur un épisode familial déclencheur. À 17 ans, de retour du lycée, elle avait mangé une grande partie d’une baguette. Une altercation avec sa mère s’ensuivit, centrée sur son alimentation et son apparence, qui marqua le point de départ de son trouble.

Elle explique s’être dit qu’en perdant du poids elle réduirait les remarques sur son corps, une pensée qui l’a plongée sans qu’elle s’en rende compte dans une spirale malsaine. Très vite, la balance a pris une place excessive dans son quotidien : elle se pesait à de nombreuses reprises par jour — parfois jusqu’à dix fois — avant et après les repas ou ses entraînements.
Parallèlement, elle a commencé à restreindre son alimentation pour continuer à maigrir. Les transformations visibles de son corps et les réactions de son entourage ont renforcé sa volonté de poursuivre ces comportements.
La jeune femme évoque également une forme de dysmorphophobie : malgré la perte de poids, elle percevait encore certaines zones de son corps comme trop volumineuses. Elle confie ne pas avoir vu son corps tel qu’il était réellement, notamment ses jambes.
Le rôle de son compagnon pour réapprendre à s’accepter
Aujourd’hui, Juju Fitcats parle aussi du long chemin qui l’a menée vers une relation plus sereine avec son image corporelle, en soulignant l’importance du soutien de son compagnon, Tibo InShape.
Elle raconte que c’est grâce à lui qu’elle a peu à peu appris à tolérer son regard posé sur elle. Au début, se laisser observer et recevoir des compliments sans vouloir cacher son corps était très difficile.
Cette étape a demandé du temps mais a été déterminante pour avancer dans l’acceptation de son reflet. Lors de l’entretien, elle a aussi adressé un message à sa mère : reconnaître les erreurs passées n’efface pas tout le reste d’un rôle parental. Elle a tenu à rappeler qu’un parent peut se tromper sur certains points sans que cela n’annule toutes les marques positives qu’il a laissées.
Avec humour, elle a même évoqué l’idée qu’un jour sa propre fille pourrait trouver matière à raconter une histoire à son tour.
Un témoignage qui a beaucoup ému les internautes.

Je suis Jean, un membre passionné de l’équipe Guineetime. Avec une plume pleine de créativité, je rédige des articles sur les actualités people, les tendances économiques et les conseils pratiques pour votre maison.
