Funérailles de McCain : Trump sabote le deuil national

in ACTUALITES/FLASH INFO/INTERNATIONAL/POLITIQUE by

Les Américains aiment mettre en scène les moments d’unité qui accompagnent une disparition marquante. Une tradition rompue avec la mort de John McCain.

Donald Trump passait une épreuve cette semaine avec la mort de John McCain. Le président des Etats-Unis avait eu les mots les plus durs contre lui dès son entrée en politique, en 2015.

Républicain bien avant lui, le sénateur de l’Arizona ne l’avait pas épargné en retour, critiquant sans relâche ce qu’il considérait comme des manquements aux idéaux américains dès que Donald Trump soufflait sur les divisions du pays, se montrait trop accommodant avec des régimes autoritaires, ou trop méprisant avec les alliés de Washington. Atteint d’un mal qu’il savait incurable, John McCain avait fait savoir à l’avance que la présence du président à ses funérailles ne serait pas souhaitée le moment venu.

Les Etats-Unis aiment tout particulièrement mettre en scène les moments d’unité nationale qui accompagnent invariablement une disparition marquante. Le président y a toujours un rôle majeur de consolateur en chef. Il lui revient de trouver les mots qui racontent la contribution du défunt à la grandeur du pays, avec une gravité tempérée par des anecdotes plus légères. Le caractère éruptif et le goût des formules du sénateur de l’Arizona le classaient à ce titre parmi les très bons clients.

Sabotage

En déclarant le président persona non grata, John McCain n’avait pas facilité sa tâche, mais Donald Trump s’est chargé de la saboter. Seul et de bout en bout.

En se montrant incapable à l’annonce de sa mort, le 25 août, d’avoir un mot pour cet ancien militaire détenu et torturé pendant plus de cinq ans pendant la guerre du Vietnam, qui avait représenté ensuite l’Arizona pendant près de quatre décennies, parcourant inlassablement le monde pour porter au plus haut les couleurs de « la nation indispensable », malgré les catastrophes parfois engendrées par la puissance américaine.

En refusant ensuite de mettre en berne plus de vingt-quatre heures la bannière étoilée de la Maison Blanche, contrairement à tous les autres drapeaux des bâtiments…

lemonde.fr

Facebook Comments

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.