Google ferme son réseau social Google+ après des failles de sécurité

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Google a indiqué avoir découvert et colmaté en mars une faille dans son réseau social Google+ ayant exposé des données personnelles d’un demi-million de comptes. Le géant du web a décidé de fermer pour les particuliers ce service auquel sont automatiquement inscrites les personnes possédant une adresse gmail.

De notre correspondant à Washington.

Selon le Wall Street Journal, Google a découvert en mars dernier qu’une faille dans son système pouvait permettre à des développeurs extérieurs d’accéder aux données personnelles de 500.000 utilisateurs de son réseau social Google+. Le plus choquant est que la direction du géant californien ait alors choisi de ne pas en parler, de peur que son image en soit victime au même titre que Facebook, elle aussi prise en flagrant délit de faiblesses dans la protection des données de 87 millions de membres de son réseau. Dans la foulée de la révélation embarrassante, Google annonce la fermeture de son réseau social Google+, lancé en 2011 pour concurrencer Facebook.

Le quotidien américain des affaires affirme que Google a rapidement comblé la faille qui a pu laisser depuis 2015 des développeurs acquérir les noms, prénoms, dates de naissance, adresses mails, sexe, photos, domiciles et professions de certains usagers de Google+. Les numéros de téléphone, messages, et autres communications en revanche seraient restés protégés.

Google n’a pas violé de loi fédérale

Google ne semble pas avoir violé de loi fédérale en maintenant le secret sur cette bavure. Les services d’audit du numéro un de la recherche et de la publicité sur internet n’ont pas pu déterminer si effectivement les données vulnérables avaient été copiées et utilisées par des personnes non-autorisées. Google a aussi voulu rester discret pour minimiser le risque de mobilisation au Congrès en vue de réglementer la manière dont les géants du net protègent les données relatives à leurs clients. Éviter que son patron, Sundar Pichai, soit obligé de comparaître devant une commission du Congrès, au même titre que Mark Zuckerberg, était clairement un des objectifs de la direction.

Il se trouve que Sundar Pichai est passé au Capitole la semaine dernière. À la suite d’entretiens avec les leaders républicains, il a accepté de répondre publiquement aux questions des élus américains sur les pratiques de Google en matière de protection des données mais aussi sur la question de la neutralité politique de son moteur de recherche. Cette comparution est prévue pour le mois de novembre.

Google va aussi présenter incessamment une série de mesures censées mieux protéger les données confidentielles des utilisateurs de ses services. L’affaire de la faille dans Google+ est intervenue trop tôt pour que Google tombe sous le coup de la nouvelle réglementation européenne (General Data Protection Regulation) mise en place en mai. Elle oblige, entre autres, les réseaux sociaux à alerter en moins de 72 heures les régulateurs en cas de piratage de données, sous peine d’amendes.

L’action Alphabet, maison mère de Google, a cédé jusqu’à 2,77% à Wall Street après la publication de ces informations avant d’effacer une partie de ses pertes.

LeFigaro

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