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Grève des greffiers : la légalité de l’association des greffiers mise en cause …

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Guinée- Conakry/ La grève déclenchée vendredi dernier dans le secteur judicaire par les greffiers ne fait pas l’unanimité au sein de la corporation. Le lundi 11 juin 2018, certains membres de l’association des greffiers de Guinée ont tenu une réunion à la Cour d’Appel de Conakry pour condamner la démarche de leurs collègues dits « dissidents ».

Au cours de cette réunion, il a été reproché au groupe de dissidents de faire dans l’insubordination et de la violation de la procédure judiciaire. Mais comme il fallait s’y attendre en pareille situation, ces propos ont été rejetés en bloc par les grévistes dissidents.

C’est par un communiqué de presse dont copie a été transmise à guineetime.com quelques heures après le début de la grève lancée vendredi dernier, que le président de l’association des greffiers de Guinée a répliqué contre le mot d’ordre de grève. Le doyen des greffiers et président de cette association, Bandjou Doumbaya à l’entame de cette réunion a tenu à rappeler les acquis de son association dont l’obtention du statut particulier des greffiers.

« L’objectif de cette réunion c’est de mettre un comité de suivi de nos revendications. Nos collègues qui sont dans la dissidence et nous, avons le même objectif, c’est la forme qui a manqué. On ne peut pas braver l’autorité supérieure. Les choses sont hiérarchisées. Il n’y a pas un acte qui réglemente leur association», selon le président de l’Association des greffiers, Bandjou Doumbouya.

Pourtant, le président de l’association des greffiers de Guinée Bandjou Doumbaya reconnait la légitimé de la plateforme revendicative de ses collègues, qui tourne au tour de l’application de leur statut particulier.

A son tour, selon Tamba Ouendeno un des grévistes, cette réunion est nulle et de nul effet, car la grève est suivie par la majorité des greffiers soit 145 sur les 148 que dispose la Guinée. Pire l’association des greffiers est caduque selon toujours ce gréviste, s’appuyant sur l’article 2 de l’arrêté d’agrément de l’association des greffiers de Guinée qui est violé. Cet article stipule que six mois avant l’expiration de l’arrêté provisoire, il devait être renouvelé. Et ce renouvellement est subordonné au dépôt d’un rapport auprès du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, dénonce ce gréviste Tamba Ouendeno.

« Cet arrêté date du 22 juin 2014, ce qui veut dire qu’à la date du 22 juin 2017, l’arrêté est déjà expiré. Donc cela veut dire que sur le plan juridique, cette association n’est plus légale. Juridiquement parlant, il ne peut pas se réclamer président de quelque chose qui n’existe pas. La grèves continue jusqu’à la satisfaction totale de nos revendication», lance Tamba Ouendouno.

Mais dans la foulée, dans le souci de rapprocher les positions des deux camps, deux personnes se sont portées volontaires pour la médiation. Cela va permettre au comité de négociation mis en place de mener à bien les négociations. Selon le chef des greffiers de la cour d’Appel et président de l’association des greffiers de Guinée, les points de revendications sont : L’application de l’article 60 relatif aux primes et indemnités, la formation continue et le comité paritaire.

Mamoudou DIALLO

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