Guinée – an 60 : Cellou boude le peuple … va manger avec le pouvoir ! (Edito)

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Tout le monde était au stade du 28 septembre ce mardi 02 octobre 2018 sauf celui qui incarne l’institution Chef de file de l’opposition. Du reste, les Guinéens de tous bords, symbole des quatre régions naturelles du pays.

Seul Cellou Dalein Diallo a pris la décision de ne pas associer sa personne et son image à cette réjouissance nationale au milieu des Guinéens d’en bas et d’en haut, dans leur diversité culturelle, leur pluralité d’opinion. Certes, il est vrai, c’est le droit de Cellou Dalein de bouder cette fête nationale. Seulement voilà, l’exercice de ce droit contraste avec la stature politique et le statut institutionnel de l’homme.

Pour avoir boudé le stade, sous des prétextes qui tiennent mal la route, il aurait été plus cohérent, plus compréhensif de bouder aussi le banquet destiné aux gens du pouvoir et ses privilégiés. Mais non, il n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout de sa logique. En assumant pleinement le choix fait. Il s’est quand même résolu à aller manger avec ceux qu’il accable – à la moindre occasion – de gestion catastrophique du pays – pour ses intérêts personnels sans doute- puisqu’en plus des délicieux mets, il a eu, c’est certain, l’opportunité de faire passer ses plaintes auprès des amis présidents communs. Quitte à plaider pour débloquer son budget de chef de file de l’opposition. Les fameux 5 milliards de francs par an qui peuvent être précieux par ces temps qui courent. Mais on n’en est pas encore là ! Le débat est là ! Quand on se dit républicain, quand on se bat au nom du peuple dont on demande les suffrages pour être à Sekhoutouréah, dans les fonctions suprêmes de l’Etat guinéen en vue de prétendre changer la donne, il y a des choses à ne pas faire. Il y a des rendez-vous uniques à ne pas manquer. Or, la célébration des festivités de l’an 60 de la souveraineté de la nation est de ces choses-là. Et de ces rendez-vous-là. Parce que républicaine. Comme Sidya Touré et tant d’autres l’ont fait. Et aucune excuse dans ces conditions –là, ne peut justifier cette bouderie. Alors faisons attention aux actes que nous posons aujourd’hui. Les faits sont têtus. Et peuvent rattraper un jour ou l’autre …

Quoi qu’il en soit, la fête fut belle. Bravo aux concepteurs du slogan « An 60, une souveraineté assumée ». Et la marche du peuple continue …

Ismaël Camara

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