Guinee: pour arrêter les manifs de rue, les chefs religieux ont un argument de taille !

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Le bras de fer entre les acteurs sociaux et le gouvernement continue. Chaque camp camp sur sa position. Les acteurs sociaux (syndicats, société civile …) exigent du gouvernement  comme préalable à toute concertation, le retour du prix litre du carburant à 8 000 francs tandis que celui-ci entend bien faire dans la fermeté.

Entre les deux protagonistes, un troisième larron risque bien de casser l’élan des acteurs Sociaux : les chefs religieux musulmans en tête, Elhadj Mamadou Saliou Camara. Ils demandent de surseoir aux manifs de rue pour permettre le déroulement correct des opérations de vaccination des candidats au pèlerinage 2018 qui devraient démarrer depuis hier mardi. C’était dans une déclaration lue à la télévision nationale.

Cette sortie des chefs religieux peut bien  impacter le cours des plans de protestation des acteurs de la société civile pour trois raisons. D’abord parce que les Guinéens dans leur écrasante majorité sont foncière religieux (à ce titre, bien de ces acteurs sont directement ou indirectement concernés ), ensuite parce que les acteurs sociaux ne sont pas forcément unis, enfin parce que les différentes actions de protestation souffrent d’un manque de leadership et de coordination.

Donc à défaut d’une levée ou suspension concertée et coordonnée des mouvements de protestation, l’usure du temps et la lassitude des populations en proie à la quête du pain quotidien peuvent sonner le glas desdits mouvements.

Pour l’instant, on n’en est pas là. La rue continue de dire : “8000 francs, c’est bon”. Que la sagesse finisse par inspirer les uns et les autres pour le bien de tous!

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