Guinée- Marche pacifique : L’union de façade des leaders de la Société civile révélée au grand jour

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Conakry,Guinée : Recherchez sur la toile une photo sur laquelle figurent toutes les têtes d’affiche des plateformes de la société civile guinéenne, marchant mains les mains, sur l’Autoroute Fidel Castro ce mardi 10 Juillet 2018. Vous n’aurez rien !

C’est parceque la marche pacifique -saluée par les observateurs pour n’avoir endeuillé ou enregistré des blessés par balles- n’a pas réussi à casser l’égo, très grand des différents « présidents de plateformes de la société civile ».

Grande fût la déception du citoyen lambda de constater, sur l’Autoroute Fidel Castro, des groupuscules de citoyens alignés derrière leurs leaders, ceux qui ont appelé à l’action citoyenne, hautement salutaire.

En battant le macadam sur des kilomètres entre la Tannerie et le Stade du 28 septembre, en somme trois communes de Conakry,  le miracle ne s’est pas produit dans le cœur et la tête de ces responsables de plateformes. Ils ont donné libre cours aux critiques et autres forces capables de surfer sur  cette guerre de leadership qui fragilise tant  le mouvement social guinéen.

La Marche pacifique, pourtant, devrait enseigner à ces patrons de la société civile qu’aucune action d’envergure ne saurait être gagnée sans une unité, solide comme l’airain ! Surtout que le mouvement social n’est  qu’au commencement de sa lutte. Surtout face à  «un gouvernement têtu », reprenant ainsi une expression du sulfureux syndicaliste, Louis M’Bemba Soumah.

Tenez, dans la nuit de ce mardi où une marée humaine a déferlé à Conakry, dénonçant la hausse unilatérale du prix du litre à la pompe mais aussi la mal gouvernance, le gouvernement s’est fendu d’un communiqué laconique. Cela, non pour aller dans le sens voulu par les citoyens, mais pour dire qu’il ne reculera d’un iota.

A force de se comporter comme des enfants gâtés,  chacun se réfugiant derrière son aura présent ou passé, accusant l’autre d’être de mèche avec le pouvoir ou de l’opposition voire des forces obscures,  les leaders de la société civile doivent savoir qu’ils se rendent…si fragiles. Et le rêve nourrit, consistant à faire reculer le gouvernement Kassory pour soulager de pauvres citoyens, se révèlera bientôt leurre et déception. Et patatras pour toutes les conséquences au près du peuple !

Les têtes d’affiches du Mouvement « Les Forces Sociales »  ou « Forces citoyennes » voulue par un autre camp, dans toutes ses composantes, feraient mieux de relire les pages d’histoire du mouvement social guinéen.

En 2006-2007, pour ne citer que cette date repère, des hommes et femmes de la Société civile guinéenne, débout comme un seul homme, ont innové et lancé le « Mouvement Bakha », protestant contre le régime militaire  du Général Lansana Conté. Ces pontes, jadis de la société civile, ont démontré que lorsque les intérêts citoyens sont en jeu, l’égo s’efface pour le collectif. Un exemple à suivre.

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