Guinée : Depuis octobre 2017, tous les préalables légitimant  un réajustement sont satisfaits  (Ministre des Hydrocarbures)

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Conakry, Guinée : Le ministre guinéen des Hydrocarbures, Zakaria Koulibaly, a  expliqué cet après-midi que depuis octobre 2017, toutes les conditions   étaient réunies pour légitimer une hausse du prix du litre du carburant à la pompe.

«Ces préalables sont satisfaits depuis octobre 2017, légitimant ainsi toute décision d’augmentation du prix du carburant en adéquation avec  les prescriptions budgétaires » précise le ministre des Hydrocarbures, Zakaria Koulibaly face à la presse ce mardi.

Les ministres du Budget, de la Formation professionnelle, du Commerce ainsi que l’Inspecteur général du Travail, ont  tous assisté à cette conférence de presse, portant sur l’épineux thème de réajustement du prix du litre à la pompe, intervenu il y a 72 heures. Le litre de l’essence à la pompe passe de 8.000 à 10.000 gnf  en Guinée.

Pour Koulibaly, le cours du baril de pétrole oscille sur le marché international entre 75 à 78 usd, soit une hausse de 58 pour cent, comparativement à mars 2015. A cette période, rappelle le ministre Koulibaly, une réduction du prix du litre, de 10.000 gnf à 8000 gnf  a été convenu entre le gouvernement guinéen et les partenaires sociaux.

Aujourd’hui, poursuit le ministre des Hydrocarbures, le prix de 8000 gnf le litre est en retrait sur le prix réel calculé au consommateur, en raison de la tendance fortement haussière des prix internationaux de baril, justifiée par la baisse de la production mondiale du pétrole.

Lors de cette importante communication aux médias, les ministres du Budget et des Hydrocarbures ont dénoncé « la non pertinence de la subvention » sur ce produit stratégique car, disent-ils à l’unisson, elle ne profite guère aux vrais cibles. Outre son poids sur le budget national (736 milliards gnf d’octobre 2017 à juin 2018), la subvention sur les produits pétroliers, nourrirait  une contrebande dans la sous-région. Et cette contrebande « pèse à la fois sur le niveau des importations des produits pétroliers et sur les réserves de change. »

En croire Koulibaly, ces derniers mois, les 70 000 tonnes mensuelles de consommation intérieure connaissent une hausse de 10 pour cent.

A la question de savoir pourquoi la décision d’augmentation du prix du litre à la pompe n’avait pas été discutée avec les partenaires sociaux, les officiels du gouvernement s’accordent tous à relever que cela est conditionné par le marché international.

Le gouvernement, à travers ces quatre ministres, appelle à la compréhension et au compromis. Dès demain, note l’Inspecteur général du Travail, Dr Alia Camara, les discussions seront engagées car les contacts ne sont pas rompus avec les centrales syndicales que sont USTG et la CNTG.

« Nous allons nous retrouver dès demain pour que les discussions soient engagées pour les mesures idoines d’accompagnement à prendre pour soulager les populations » rassure-t-il.

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