Les candidats au pelerinage restants a Conakry menacent de descendre dans la rue !

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Guinée- Conakry/ Ils sont 1742 candidats pèlerins  à  ce jour  à attendre “désespérément” l’avion devant les transporter sur le lieu de pèlerinage. Rencontrés mercredi par guineetime.com, les pauvres racontent leur calvaire.

Depuis environ une semaine, ces pèlerins en attente d’un avion vivent dans des conditions exécrables. Occupant la salle restreinte de 500 places assises de l’amphithéâtre, ou certains d’entre eux se couchent à même le sol alors que d’autres dorment assis dans des conditions sanitaires peu reluisantes.

«Imaginez 1742 pèlerins en attente dans cette salle, les toilettes vous pouvez les visiter, aucune condition, nous nous couchons à même le sol. On n’a pas de nattes, rien du tout, c’est à terre. Et tout le monde n’arrive pas à trouver où se coucher. Quand les uns se couchent, d’autres sont sur les chaises assis et d’autres sont débout, c’est ainsi que nous vivons-là », raconte Modia Aguibou Barry, leur porte-parole.

Fatigués de vivre dans ces conditions sans aucune nouvelle des autorités et de la ligue islamique, Modia Aguibou et ses Co-candidats au pèlerinage décident de prendre les devants et rencontrer les autorités pour être fixés sur leur sort :

« Nous sommes allés vers monsieur le secrétaire général des affaires religieuses, beaucoup de femmes se sont engagées compte tenu de la minorité des hommes. Nous sommes arrivés, ils nous ont reçus, le ministre conseiller monsieur Koutoubou Sanoh était là, ils nous ont demandé de temporiser, de revenir dans cette salle où ils viendront nous rejoindre pour nous donner des informations. Ce que nous avons fait, parce que notre objectif, c’est d’aller faire notre pèlerinage, nous acquitter de ce devoir religieux prescrit à tout musulman qui en a la santé et les moyens. A 12h15, la délégation est revenue. Monsieur le secrétaire général, Koutoubou Sanoh et le 1er imam de la grande mosquée et le ministre des affaires étrangères. Donc monsieur le secrétaire général est intervenu, il nous a dit bon, personne n’aurait souhaité qu’un pèlerin ne voyage pas pour s’acquitter de ce devoir-là, mais il y’a eu des difficultés, ils sont en relation avec la compagnie de transport, ils vont se retrouver avec les agences faire en sorte que notre programme s’établisse et se réalise. Nous avons accepté et convaincu les autres qu’on patiente jusqu’à aujourd’hui », a-t-il expliqué.

Tout en demandant l’aide du gouvernement en vue de l’accomplissement de leur pèlerinage, les pèlerins annoncent qu’ils n’auront aucun mal à descendre dans la rue si aucune solution n’est trouvée à leur problème.

Fatoumata Camara

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