Mairie de Matoto: “Il faut accepter de tourner la page(…)” déclare Dansa Kourouma

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Conakry,  Guinée : Dr Dansa Kourouma, président du conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne,  conseille les différents acteurs politiques à  tourner la page de ces élections afin de travailler pour prévenir des situations similaires pour les autres élections qui se présentent. 

 

 

Joint ce vendredi 8 février, il n’est  passé du dos de la cuillère pour asséner ses vérités  aux politiques et à  l’administration.

Selon le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, il faut accepter de tourner la page de ces élections communales car les conditions qui ont précédées étaient tronquées et biaisées.

« Aux injonctions de la loi s’ajoute une volonté politique délibérée de l’opposition et de la mouvance présidentielle de mettre main sur les exécutifs communaux contre la volonté parfois même des électeurs ou des autres partis politiques qui n’ont pas tellement la force pour y faire face. Il ya également une forte injonction des autorités administratives et politiques du pays qui veulent passer aussi par tous les moyens pour ne pas perdre le contrôle de certaines communes de Conakry. Ceci donne la possibilité à un code électoral qui contient les mailles de faiblesse et ces faiblesses sont préjudiciables aux conditions dans lesquelles le code électoral  a été adopté et examiné par les députés » précise Dansa Kourouma.

Concernant la décision du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation d’annuler ces élections ; Dansa Kourouma estime qu’il peut l’annuler si toutes les principes sont respectées  dans sa reprise.

« Pour que cette élection soit validée,  ce sont les conditionnalités à remplir…Les conseillers concernés doivent être informés par la voie administrative légale. Si tous les conseillers certifient ou peuvent certifier qu’un tel courrier leur ai parvenu soit par le biais du ministre de l’administration ou d’une entité administrative qui lui est rattaché ; je pense que l’assemblée peut se tenir et la deuxième possibilité qui est aussi important de préciser, est ce que le quorum était atteint ? ” ’interroge le président du CNOSCG avant de demander aux acteurs de saisir la justice s’ils ne sont pas d’accord sur le déroulement de ces élections.

“Cette situation est la conséquence d’une très mauvaise négociation et d’un code électoral qui a été adopté de manière cavalière parcheminé d’une dictature des deux majorités au parlement sans que ça fasse l’objet d’un débat avec la société civile ou autres personnes concernées qui maitrisent le processus électoral. Le vin est tiré, il faut le boire » Dit- il

Moussa Rama

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