MEDIATION A BISSAU – VERS UN SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CEDEAO

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Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO se réuniront ce samedi, 14 avril 2018, à Lomé (Togo), pour un Sommet extraordinaire sur la crise politique et institutionnelle en Guinée Bissau dans laquelle la Guinée assure la médiation.


En prélude à cet autre rendez-vous important dans la recherche d’une solution de sortie de crise définitive en Guinée Bissau, l’organisation sous-régionale a dépêché mercredi, 11 avril, une mission ministérielle de haut niveau, à Bissau, pour évaluer le processus de meditation conformément aux Accords de Conakry, signés le 14 octobre 2016.

La mission composée de l’émissaire du médiateur guinéen, le Ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence, Naby Youssouf Kiridi Bangoura, du Ministre togolais des Affaires étrangères, dont le pays assume la présidence en exercice de la CEDEAO, Pr Robert Dussey, ainsi que du nouveau président de la Commission de la CEDEAO, Dr Jean-Claude Kassi Brou, a rencontrer le Président bissau-guinéen, José Mario Vaz, tous les acteurs sociopolitiques de la crise, l’Evêque de Bissau, ainsi que les représentants de la communauté internationale.

A cette occasion, la mission a été informée des discussions en cours entre le parti au pouvoir (PAIGC) et le principal parti d’opposition (PRS) dans le but de trouver un début de solution à la crise, à la veille de la fin de la législature en cours.

Sous les auspices de l’Evêque de Bissau, le PAIGC et lePRS discutent pour proroger le mandat de l’Assemblée nationale populaire (ANP) jusqu’en novembre prochain, faute de tenir les législatives fin avril, et la validation du nom du président et des autres membres de la Commission nationale électorale (CNE). Deux objectifs qui ne peuvent être atteints sans la reprise des plénières de l’ANP.

Pour y arriver, et quel que soit les raisons, la majorité présidentielle exige l’application des Accords de Conakry, dont le premier point est la nomination d’un Premier ministre consensuel.

Dans son communiqué final, les émissaires de la CEDEAO se sont félicités de la volonté de toutes les parties de trouver une solution à la crise.
A rappeler que depuis le 1er février dernier, une vingtaine de personnalités bissau-guinéennes sont sous le coup des sanctions de la CEDEAO. Et, ce Sommet extraordinaire pourrait atténuer ou demander aux autres organisations internationales (UA, UE, CPLP, etc.) d’observer les mêmes sanctions.

La Cellule de communication du Secrétariat général de la Présidence

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