Vers l’analyse de la qualité de l’eau et aliments consommés en Guinée

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Conakry, Guinée : Certifier la qualité de l’eau vendue en Guinée ou de tout autre aliment entrant dans la consommation, tel est le pari de la nouvelle direction générale de l’INSP (Institut national de Santé publique) pour l’année 2019 qui débute.

«En 2019, dans notre plan opérationnel avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), nous avons identifié les activités sur le contrôle de la qualité de l’eau et certains types d’aliments » a confié il y a quelques semaines à Coyah, le directeur général de l’INSP, Pr Abdoulaye Touré.

Concernant l’eau dite minérale, en 2016, 273 unités d’exploitation de l’eau ont été répertoriées en Guinée, selon les statistiques de l’Office national du contrôle de qualité.

«En ce qui concerne l’eau, c’est un échantillonnage que nous allons faire. Ce n’est pas systématiquement tout ce qui est produit. La première des choses est bien d’avoir une cartographie pour savoir combien de types d’eau en sachets, en bouteilles …il en existe. Et par la suite, commencer le processus d’analyse de la qualité. C’est un travail de tout le temps » explique Pr Touré.

En Guinée, l’office national de contrôle de qualité à travers son laboratoire, s’est lancé l’année dernière, à l’analyse et l’interdiction de certains sachets d’eau.

Zakaria Traoré, directeur de l’office national de contrôle de qualité, expliquait à VOA Afrique que son service procède à l’analyse.

“Toute unité est fermée après confirmation de l’analyse de l’eau impropre”, confie-t-il, précisant que son service manque tout de même de moyens logistiques et d’équipements performants.

Ces opérations depuis une année, sont assimilables à des actions de feu paille, par maints citoyens.

Selon le Code de la Santé publique en son article 38, “La surveillance et le contrôle de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine sont assurés par la division Prévention et le Laboratoire National de Santé Publique du Ministère chargé de la Santé Publique.”

L’INSP a travaillé sur son plan stratégique qui inclut le contrôle de la qualité de l’eau

Et l’article suivant dit que “Le laboratoire de contrôle de l’eau fait partie de l’unité hydrologie – bromatologie du Département Chimie Pharmaceutique et Alimentaire de l’Institut National de Santé Publique. Il est le laboratoire de référence pour le contrôle des eaux sur toute l’étendue du territoire national.”

«Notre travail, précise le DG de l’INSP, est de contrôler la qualité pour comprendre l’impact que ces boissons, ces types de sachets d’eau peuvent avoir sur la santé des populations. Après, il appartient à une autre institution d’interdire ou pas les unités de production. »

 

Dans son plan opérationnel quinquennal récemment élaboré, l’INSP s’intéresse à la qualité des boulettes de viande ou poissons et de certaines boissons autour de plusieurs écoles à Conakry et à terme, étendre l’action dans les régions.

Pr Abdoulaye Touré, DG l’INSP entend nouer d’autres partenariats institutionnels pour renforcer cette institution, considérée comme le «bras armé » du ministère de la Santé publique.

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