Suite aux manifestations d’agriculteurs dans le Tarn, il est maintenant temps d’évaluer les dommages causés. Bien que les chiffres définitifs ne soient pas encore établis, les blocages de la rocade d’Albi en décembre dernier et les nombreuses actions menées avec des machines agricoles aux carrefours giratoires et devant les édifices publics ont significativement augmenté les coûts.
« Nous devons comptabiliser les frais de collecte des déchets, le recyclage des pneus, et également les dommages causés aux infrastructures publiques qui ont conduit à une plainte et à l’ouverture d’une enquête », a déclaré le préfet du Tarn, Simon Bertoux, lors d’un entretien avec La Dépêche du Midi, où il présentait le bilan de la criminalité de 2025 dans le département. À ce jour, les estimations suggèrent un coût total de « plusieurs centaines de milliers d’euros ».
700 tonnes de résidus dans le Grand Albigeois
« Concernant la rocade qui a été bloquée plusieurs jours, la Direction interdépartementale des routes du sud-ouest (Dirso) est toujours en train de finaliser les chiffres, mais nous dépassons les 210 000 € », a ajouté Corinne Quèbre, directrice de cabinet du préfet. Les autorités ont noté des dégradations sur les barrières de sécurité et d’accès, ainsi que des incendies de pneus et de débris qui ont endommagé le revêtement de la route, sans oublier les dépôts d’amiante dont l’élimination a coûté à elle seule 38 000 €.
Ces destructions ont aussi engendré des dépenses pour les collectivités locales, notamment pour le Département et la communauté d’agglomération du Grand Albigeois. Plus de 700 tonnes de déchets, y compris 100 tonnes de pneus, ont été collectées sur le territoire. Certains carrefours giratoires n’ont toujours pas été nettoyés. « Après le ramassage des déchets, il est nécessaire de replanter les buissons abîmés. Le système d’irrigation a également été partiellement détruit par les roues des tracteurs, ce n’est pas anodin », souligne Simon Bertoux. « Il se peut que certains agriculteurs pensent simplement déposer des objets au milieu d’un rond-point, mais les tracteurs causent des dommages dans de tels contextes. Ils doivent en prendre conscience. Au final, c’est le contribuable qui doit payer pour tout remettre en ordre. »

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