L’interview de Sylvie Tellier pour le podcast Boum Boum a suscité de vives réactions. Lors de cet entretien, l’ancienne Miss France 2001 a déclaré se sentir « prête » à l’idée de recevoir un diagnostic de cancer du sein.
«Je le vois (…) une femme positive aura plus de facilités à surmonter la maladie qu’une femme angoissée», a-t-elle ajouté, ce qui a provoqué de nombreuses réactions, particulièrement parmi les femmes ayant été confrontées à cette maladie.
Par la suite, Sylvie Tellier a pris la parole sur les réseaux sociaux pour présenter ses excuses si ses mots avaient pu offenser, tout en précisant que le montage vidéo n’avait pas fidèlement retranscrit ses propos.
Sur le compte Instagram de Boum Boum, il a été reconnu qu’«une erreur avait été faite dans l’élaboration d’un extrait vidéo qui juxtaposait plusieurs de ses réponses données à différents moments de l’interview».
Depuis, toutes les vidéos de cette interview ont été retirées, y compris l’entretien complet disponible précédemment sur YouTube.
« Je ne voulais pas minimiser la gravité de la maladie » : Sylvie Tellier clarifie ses propos
Malgré ses explications, les tensions sur les réseaux sociaux ne se sont pas apaisées et Sylvie Tellier a dû s’exprimer une fois de plus sur Instagram.
«Ces derniers jours, j’ai réfléchi longuement avant de rédiger ce message. (…) Les extraits ont continué à circuler, être montés et commentés, souvent hors du contexte de notre discussion d’une heure. C’est pourquoi je ressens le besoin de fournir une explication plus détaillée ici. Les questions de maladie, de cancer et de mort méritent plus qu’un simple extrait de quelques secondes», a-t-elle expliqué avant de s’excuser à nouveau.
«En revoyant la discussion, je comprends que certaines de mes expressions aient pu blesser, et je le regrette sincèrement.»
Elle a également mis en lumière le contexte de cette conversation, qui avait commencé par une discussion sur l’hypocondrie, dont elle ne souffre pas.
«Plus tard dans l’interview, on m’a demandé comment je réagissais face à mes propres soucis de santé. J’ai alors partagé une expérience personnelle datant de quelques années, qui n’était en aucun cas liée à un cancer. (…) Cette réponse ne concernait que mon expérience personnelle. Je soulignais que, malgré cette épreuve, j’avais choisi de rester positive, bien que cela ait été extrêmement difficile et douloureux pour moi.»
«Si j’ai insisté sur l’importance de garder une attitude positive, ce n’était pas pour sous-estimer la gravité de la maladie. C’était pour souligner qu’en plus des traitements, l’espoir et le soutien psychologique sont essentiels. C’est exactement l’objectif que nous poursuivons chaque jour avec les Bonnes Fées.»
Sylvie Tellier ne souhaite plus discuter de cette affaire
La fondatrice de l’association Les Bonnes Fées, qui aide les femmes atteintes de cancer du sein, a aussi réitéré qu’elle se sentait « prête » à faire face à cette maladie.
«Mon intention était de dire que les statistiques étant ce qu’elles sont, je suis consciente que cela pourrait m’arriver, comme à beaucoup d’autres femmes. Personne n’est vraiment prêt à recevoir un tel diagnostic.»
Elle a par la suite partagé des expériences personnelles qui l’ont amenée à envisager comment elle pourrait réagir à une telle annonce.
«Mon mari a été profondément affecté par les trois cancers de sa mère, des années de maladie et par sa disparition. J’ai également perdu une amie très proche à cause de cette maladie. Ma première réaction a été de penser que je tenterais probablement de protéger mes proches aussi longtemps que possible. (…) Je n’ai jamais voulu dicter aux femmes ce qu’elles devraient faire. J’ai simplement partagé mon expérience, mes craintes et mon histoire familiale. Ce n’était ni un conseil, ni un modèle à suivre.»
En conclusion, Sylvie Tellier a affirmé qu’elle ne reviendrait plus sur cette controverse.
«Je regrette profondément que des propos échangés lors d’une conversation d’une heure aient été réduits à quelques secondes, déformant leur sens original. Je comprends que l’on puisse ne pas être d’accord avec moi. Le débat est légitime. Toutefois, je déplore que cela ait conduit à des insultes, des attaques personnelles et parfois à une violence dans les échanges qui m’ont profondément affectée. Nous pouvons avoir des opinions différentes tout en conservant le respect mutuel. J’avais besoin de clarifier cela (…) Ce sera ma dernière intervention sur ce sujet.»

Je suis Jean, un membre passionné de l’équipe Guineetime. Avec une plume pleine de créativité, je rédige des articles sur les actualités people, les tendances économiques et les conseils pratiques pour votre maison.
