Les sites touristiques sont souvent des cibles privilégiées pour les actes de vol, et la Cité de Carcassonne n’échappe pas à cette règle. Le 26 avril 2024, un couple de jeunes adultes, âgés de 35 et 31 ans, a été pris en flagrant délit de vol dans sept automobiles stationnées sur le parking de la Cité. Un passant les a filmés en action et a prévenu la police, qui a retrouvé les deux suspects en train de se restaurer dans un restaurant de kebabs. Dans leur voiture, les forces de l’ordre ont découvert une collection d’objets volés, incluant des vêtements, de l’argent et des équipements électroniques.
Lors de leur comparution devant le tribunal de Carcassonne le 18 mars 2026, le duo a admis les faits, justifiant leurs actions par une situation de grande précarité : « Nous avons trois enfants à notre charge. J’étais enceinte et sans domicile. Parfois, nous logions à l’hôtel, sinon nous dormions dans notre voiture, car le 115 était souvent complet. J’ai agi ainsi pour le bien de mes enfants », a confié la femme, peinée. « Cependant, vous avez été arrêtés alors que vous dépensiez l’argent volé dans un snack, et non en achetant des produits de première nécessité comme des couches », a objecté la juge.
Concernant leur profil, l’homme est d’origine italienne et la femme serbe. Bien que Madame ait maintenant un appartement, elle peine toujours à trouver un emploi en raison de difficultés liées à ses papiers. Son casier judiciaire mentionne quatre infractions pour vol, dont une condamnation récente datant du 22 février 2024 pour trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire sur trois ans.
L’homme travaille comme agent de nettoyage en intérim, avec un salaire pouvant atteindre 1 200 euros par mois. Le couple et leurs enfants, dont le plus jeune a 14 mois, résident dans un appartement fourni par une association caritative. Le casier judiciaire de l’homme mentionne un vol commis en 2018.
La procureure a souligné que la femme était en état de récidive légale et a demandé pour elle une peine d’un an de prison ferme. L’homme, ayant un casier moins chargé, a bénéficié d’une demande plus clémente, avec six mois de prison assortis d’un sursis complet pour « prévenir toute récidive ».
L’avocat de la défense a souligné que les faits dataient de deux ans et avaient été commis « sans violence ». « Ils ont pris des vêtements et des madeleines, cela ne témoigne pas d’une volonté d’enrichissement personnel mais plutôt d’une réponse à des besoins essentiels, se nourrir et se vêtir », a-t-il expliqué. Mettant en avant la situation stable du couple, il a imploré la clémence des juges, soulignant qu’ils tenaient « le destin d’une famille entre leurs mains ». Il a suggéré que la femme soit condamnée à des travaux d’intérêt général et, potentiellement, à un sursis probatoire renforcé.
En conclusion, les juges ont opté pour des peines plus sévères que celles requises par le procureur. L’homme a écopé de douze mois de prison avec sursis complet. Quant à la femme, reconnue en état de récidive légale, elle a été condamnée à dix-huit mois de prison avec un mandat de dépôt à exécution différée.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
