Ce soir du 13 janvier 2023, Magalie (*) conduisait sa Mégane lorsqu’elle s’est arrêtée à un feu rouge. Devant elle, un autre véhicule signalait un virage à gauche mais optait finalement pour la droite. Après avoir changé de voie, le véhicule en question s’est immobilisé sur le côté et Magalie l’a dépassé. Cependant, peu après, la même voiture la doublait et l’une de ses passagères, une jeune femme nommée Sarah (*), lui demandait de s’arrêter pour converser. En abaissant sa fenêtre, Magalie entendit : « Il semble que je vous aie percutée par l’arrière, pouvons-nous nous garer dans le parking un peu plus loin pour constater les dégâts ? » Suite à cela, elles se garent et tandis que Magalie descend de voiture, le passager de l’autre véhicule saute derrière le volant de la Mégane et la dérobe, repoussant Magalie qui chute. L’incident a été si violent que Magalie a dû prendre 14 jours de repos médical pour se rétablir.
Le lundi 8 décembre au tribunal de Narbonne, l’affaire est jugée après avoir été reportée depuis le 29 août 2025. Sarah n’est pas présente, comme l’explique Clémence Caron, la présidente du tribunal : « L’huissier n’a trouvé personne aux sept adresses listées par le juge d’application des peines. Un avis de jugement par défaut a été retourné. » Le principal suspect, accusé du vol de la Mégane, est présent et continue de nier les faits malgré les accusations de son cousin et de Sarah, affirmant avoir été à Limoges avec un certificat médical à l’appui. Toutefois, un premier certificat avait été refusé car l’homme n’était pas reconnu par le médecin qui, plus tard, reconnaît une erreur de date sur un second document.
Devant le juge, le jeune homme maintient sa version des faits, indiquant qu’il a récemment lancé une entreprise de dépannage et qu’il envisage de travailler comme serveur. Son casier judiciaire comporte cinq inscriptions mais il insiste sur le fait qu’il a changé et souhaite avancer. Magalie, présente à l’audience, reste sceptique : « Je suis sûre que c’était lui. » Son avocat demande une compensation totale pour les préjudices subis.
Le procureur, Catherine Corvaisier, soutient que le prévenu est en plein déni malgré des preuves évidentes de son implication. Elle critique son prétendu repentir après la prison et requiert trois ans d’emprisonnement ferme pour lui, et pour Sarah, absente, un mandat d’arrêt de 14 mois.
Me Philippe Calvet, l’avocat du défenseur, aurait préféré plus de vérifications concernant le certificat médical et critique l’identification faite par la victime qui n’a pas reconnu formellement l’accusé. Il plaide pour une acquittement au bénéfice du doute.« Soyons prudents, ne concluons pas trop hâtivement », argumente-t-il.
Le tribunal condamne finalement le prévenu à trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire de deux ans, et ordonne qu’il prenne contact avec la victime. Sarah est condamnée à 10 mois avec sursis probatoire également pour deux ans.

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