Une trouvaille sinistre a été rapportée par L’Est Républicain en avril, remontant aux derniers jours de mars. Un homme sans domicile fixe, en quête d’un refuge pour la nuit, a exploré une niche sous le parking des Glacis, près de l’avenue Edgar Faure, un lieu assez fréquenté de Besançon.

Tâtonnant dans l’obscurité avec une torche, il a traversé un passage partiellement obstrué pour aboutir dans une chambre où il a vu une forme étendue par terre. Il a rapidement réalisé qu’il s’agissait d’un corps et a immédiatement prévenu la police. Les secouristes, une fois sur les lieux, n’ont pu que constater la présence d’un corps momifié.

Un espoir déchu

Des objets personnels trouvés à proximité ont été collectés pour aider à identifier la victime, et une autopsie a été requise pour établir la durée de présence du corps sur place et surtout, les causes de la mort. Une enquête a ainsi été lancée pour clarifier les circonstances de ce drame, aboutissant rapidement à des résultats.

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Des analyses génétiques croisées avec des recherches menées par l’Udaf (Union départementale des associations familiales) ont permis d’identifier la famille de l’homme décédé. L’individu, surnommé le « squelette des Glacis« , était Michel Parmentier.

Issu d’une grande famille de huit enfants et élevé dans la pauvreté entre la région parisienne et la Haute-Saône, il a souffert des mauvais traitements d’un père violent durant son enfance. Dans les années 70, il monte à Paris avec l’ambition de devenir acteur, et en 1981, il décroche un rôle dans le téléfilm Les Rats de cave de Jean-Claude Morin, aux côtés de Sim et Romain Bouteille.

Mais sa carrière ne décolle pas. « Il est finalement retourné à Gray (Haute-Saône) et a travaillé dans une usine« , a révélé sa sœur à L’Est Républicain. Souffrant de troubles psychiatriques, Michel Parmentier a fini par perdre son domicile et a vécu une vie nomade à travers la France, tout en restant en contact avec sa famille en envoyant des cartes postales de ses voyages.

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Un destin tragique

Durant les derniers mois, Michel Parmentier avait été vu à plusieurs reprises dans le centre de Besançon, survivant grâce à la mendicité, avant de disparaître. À partir de l’hiver 2024, il a cessé de donner des nouvelles, ce qui a inquiété sa famille, habituée à recevoir ses cartes.

Au printemps 2025, alors que son frère Thierry était en phase terminale d’un cancer, sa famille a désespérément tenté de le retrouver pour qu’il puisse lui dire adieu. Malheureusement, leurs efforts sont restés infructueux jusqu’à ce que la police les contacte :

A expliqué sa sœur, toujours citée par le journal local.

Le 19 juin dernier, Michel Parmentier a été inhumé au cimetière d’Arc-lès-Gray, en Franche-Comté, entouré de ses proches.