Incident Domestique à Bram : Une Dispute Conjugale Mène au Tribunal
Le mardi 22 avril, un événement perturbant a eu lieu dans le foyer d’un couple à Bram, appelant l’intervention des forces de l’ordre. La cause de la dispute était apparemment mineure : le partenaire avait indiqué être « célibataire » sur des documents officiels destinés à une recherche d’emploi. Cet acte, bien que simple en apparence, a déclenché une violente réaction chez la femme, qui, dans un accès de colère, s’est mise à frapper son conjoint avec le manche d’un balai et à lui donner des gifles. Cette explosion de violence a conduit la femme directement devant le tribunal correctionnel de Carcassonne le jeudi 24 avril.
Le couple, ensemble depuis trois ans, avait récemment accueilli une fille. Toutefois, la petite a été placée sous tutelle étatique peu après sa naissance au début de l’année 2025, suite à la découverte de traces de stupéfiants dans le sang de la mère et de l’enfant. Devant le juge, la mère a affirmé avoir cessé sa consommation de cannabis depuis une semaine. Elle a été décrite comme une personne impulsive et ayant un comportement borderline. Elle avait déjà été condamnée à six reprises, notamment pour des violences envers le fils de son compagnon, alors âgé de 9 ans. Elle était également sous deux sursis probatoires qu’elle devait respecter. Les voisins ont témoigné de son comportement extrêmement bruyant et violent envers son partenaire.
Confrontation et Conséquences Judiciaires
Face au tribunal, l’accusée a admis les faits, justifiant ses actes par une grande sensibilité émotionnelle exacerbée par le placement de sa fille. Elle a exprimé se sentir abandonnée par son compagnon, ce qui l’a profondément affectée. Concernant les accusations de violence rapportées par les voisins, elle a réfuté, arguant qu’il s’agissait d’un incident isolé. La présidente du tribunal, Anne Nappez, a interpellé l’accusée sur la nécessité de changer de comportement.
Le partenaire de l’accusée, représenté par Me Manon Holemans du barreau de Narbonne, a adopté une position modérée, exprimant le regret que la situation ait dû arriver à ce point. Son avocate a souligné la nature toxique de leur relation. Me Holemans a insisté sur le fait que ces actes de violence, auparavant privés, étaient désormais exposés au grand jour, ce qui était une évolution positive. Le ministère public a critiqué l’immaturité et l’agressivité de l’accusée, la qualifiant de nuisible pour son entourage. La procureure Géraldine Labialle a demandé une peine d’un an de prison, augmentée de la révocation de deux sursis précédents, portant la sentence à seize mois de prison ferme.
La défense, assurée par Me Manon Nègre du barreau de Carcassonne, a plaidé en faveur de la complexité de la situation personnelle de l’accusée, marquée par un passé douloureux incluant des placements en famille d’accueil, de la prostitution, et des abus. Elle a souligné que le placement de sa fille avait été particulièrement traumatisant pour sa cliente. Après délibération, le tribunal a condamné l’accusée à seize mois de prison ferme, avec incarcération immédiate à l’unité pour femmes de la maison d’arrêt de Perpignan.

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