Igor et Grichka Bogdanoff, décédés respectivement le 28 décembre 2021 et le 3 janvier 2022, ont succombé au Covid-19 à quelques jours d’intervalle. Leur mort a énormément affecté Véronique, la cadette de la famille.
Dans le but de perpétuer leur mémoire et de faire face à son chagrin, Véronique, âgée de 59 ans et exerçant le métier de sophrologue, a pris la décision de leur consacrer un ouvrage. Celui-ci, intitulé Igor et Grichka – Chroniques de notre fratrie heureuse, est prévu pour une publication le jeudi 13 août 2026.
À travers cet écrit, Véronique explore la relation qu’elle entretenait avec ses frères et partage de précieux souvenirs familiaux. « J’avais aussi besoin de traiter ce deuil, d’accepter progressivement la disparition des jumeaux par le biais de l’écriture », a-t-elle confié dans un entretien accordé au magazine Voici.
La quête sans réponse de Véronique Bogdanoff
Comme on pouvait l’anticiper, elle aborde aussi la métamorphose physique d’Igor et Grichka Bogdanoff au cours des années. Leur apparence avait considérablement évolué, ce qui avait attisé la curiosité et alimenté les spéculations sur un possible recours à la chirurgie esthétique.

Les jumeaux avaient choisi de conserver le mystère, emportant avec eux leurs secrets. Véronique Bogdanoff admet n’avoir jamais pu obtenir de réponse claire. Quand le sujet était évoqué, ses frères préféraient détourner la conversation avec humour.
« La chirurgie esthétique n’était pas vraiment un tabou pour eux, mais ils préféraient garder cela pour eux. Ce qui était fascinant, ce n’était pas tant d’obtenir une réponse concrète à leurs interventions éventuelles, mais plutôt la manière dont ils esquivaient habilement la question », raconte-t-elle à Voici.
Véronique a essayé de profiter de ces moments pour en apprendre davantage, mais en vain. Les frères trouvaient un certain plaisir à préserver le mystère. « C’était amusant. Le jour où Igor a montré cette photo en disant ‘regarde, on se ressemble’, cela a provoqué beaucoup de rires. Moi pour obtenir une réponse, et eux pour vraiment éviter d’y répondre. C’était cela l’essentiel, et non pas la vérité en elle-même », explique-t-elle.
Une angoisse viscérale face à la mort
Dans son livre, Véronique aborde également la peur que la mort inspirait à Igor et Grichka Bogdanoff. Passionnés par la science, ils suivaient attentivement les avancées dans ce domaine.
« Ils refusaient d’accepter la mort. Cela les terrorisait, les paralysait… Je suis presque sûre qu’ils étaient convaincus qu’ils vivraient très longtemps. Ensemble, ils auraient eu 144 ans, ce qui est plutôt impressionnant ! », confie-t-elle. Malheureusement, ce rêve leur a échappé.

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