Les mercredis de la finance : focus sur l’essai d’Antonin Batteur
Tous les mercredis, La Finance Pour Tous met en lumière un travail de réflexion particulier. Cette semaine, nous explorons l’essai d’Antonin Batteur, lauréat du Grand Prix 2025, axé sur le thème « Quelles dépenses publiques pour préserver les générations futures ? »
Antonin aborde les dimensions sociales, territoriales, souveraines, écologiques et économiques. Son travail offre une perspective globale sur les implications des dépenses publiques.
L’analyse des défis économiques et les perspectives adoptées dans cet essai reflètent les idées de l’auteur et non celles de La Finance Pour Tous, qui se contente de diffuser une étude approfondie et bien documentée.
Évolution de la fiscalité : entre compétitivité et conformité européenne
Le cadre fiscal en France s’est transformé, influencé par la nécessité de rester compétitif et de respecter les directives européennes. Depuis le début des années 2000, l’effort a porté sur l’harmonisation de la fiscalité avec celle des pays voisins, notamment à travers la réforme de l’impôt sur les sociétés pour décourager l’évasion des capitaux et augmenter la compétitivité des entreprises.
En ce qui concerne les particuliers, l’abolition de l’ISF en 2018 et son remplacement par l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) ont allégé les charges fiscales sur les grandes fortunes. Parallèlement, l’introduction du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) à 30% a unifié la taxation des dividendes et des plus-values.
La fiscalité écologique a également pris de l’ampleur, notamment avec l’introduction de la Contribution Climat-Énergie en 2014 et l’augmentation progressive de la taxe carbone, qui a été source de tensions durant la crise des gilets jaunes en 2018.
En décembre 2022, l’Europe a pris une mesure significative vers l’harmonisation fiscale en adoptant un impôt minimum de 15% sur les bénéfices des multinationales, suivant un accord de l’OCDE ratifié en 2021 par 137 pays. Cette mesure concerne les entreprises avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 750 millions d’euros et devrait générer environ 150 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires chaque année à l’échelle mondiale.
Face à la montée en puissance du numérique et à l’optimisation fiscale des géants technologiques, la France a mis en place en 2019 une taxe sur les services numériques, souvent appelée « taxe GAFA ». Cette taxe de 3% cible les entreprises du numérique réalisant un chiffre d’affaires mondial supérieur à 750 millions d’euros, dont au moins 25 millions réalisés en France. En 2020, elle a rapporté 375 millions d’euros au budget de l’État.
Ces initiatives montrent le désir des gouvernements de s’adapter aux défis de la mondialisation et de la numérisation de l’économie, en cherchant une répartition plus juste de la charge fiscale entre les acteurs économiques.
Nous remercions Antonin Batteur pour son analyse enrichissante ! La semaine prochaine, nous aborderons les questions relatives à l’armée.
L’essai complet est disponible en téléchargement au format PDF, et nous continuerons de vous offrir chaque semaine les meilleurs extraits de ses analyses.

Je suis Aurélie. En tant que membre dynamique de l’équipe Guineetime, je vous guide à travers les évolutions économiques et culturelles. Ma passion pour l’innovation vous aide à anticiper les grands changements.
![Enjeux des dépenses publiques [9/17] : une fiscalité en mutation entre compétitivité et contraintes](https://www.guineetime.com/wp-content/uploads/2025/09/Depenses-publiques-et-fiscalite-entre-competitivite-et-contraintes-les-enjeux.png)