Les dispositifs de contrôle automatique de la vitesse sont impitoyables, ne laissant aucune marge même pour les plus minimes dépassements de vitesse. C’est ce qu’a dû constater un motocycliste habitué à accompagner des convois exceptionnels, qui a été sanctionné fin 2024. Capturé par un radar sur l’avenue des États-Unis, une route très fréquentée au nord de Toulouse en direction de Montauban, il a appris à ses dépens que la tolérance était mince.
Après avoir reçu l’avis de contravention, l’homme a vivement contesté l’amende. Il a été enregistré à une vitesse de 56 km/h, ramenée à 51 km/h après correction, sur un tronçon où la limite est de 50 km/h. Ce différend l’a conduit, près de 15 mois plus tard, devant le tribunal de police de la ville d’Ingres, sa région natale du Tarn-et-Garonne.
« J’obéis aux ordres »
Face au juge, le motocycliste s’est défendu avec vigueur. Dès l’ouverture de l’audience, il a décrit les circonstances de son incident. « Nous étions sous escorte policière sur l’avenue », a-t-il expliqué. « Dans ces situations, on ne suit pas toujours à la lettre le Code de la route afin de stopper les véhicules venant en face ou pour dévier ceux allant dans notre direction », a-t-il reconnu.
Ce jour-là, un officier de police lui a donné l’ordre de pousser l’accélérateur. « Cela arrive fréquemment. Je ne peux pas défier son autorité. Je suis aux ordres de mon supérieur, qui est lui-même sous les directives de l’escorte policière », a-t-il insisté. « Il m’est déjà arrivé de devoir fortement accélérer et de commettre des excès de vitesse plus significatifs. »
« Il est responsable mais je demande une exonération de peine »
En dépit de ces faits, l’accusé a un casier judiciaire immaculé. « Vous avez encore 10 points sur votre permis de conduire », a souligné la juge, tout en notant quelques excès de vitesse antérieurs. Le procureur a conclu que les faits étaient établis et que le motard était responsable, mais a demandé une exonération de la peine.
Le plaidoyer a également convaincu la juge qui a décidé de le relaxer « compte tenu des circonstances ». L’homme a perdu une matinée de travail mais a pu préserver ce qui comptait le plus pour lui : son porte-monnaie.

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