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Nicolas de Tavernost, le 16 février 2023 à l’Elysée.

FOOTBALL – Pourquoi les hommes d’affaires ne prennent-ils pas leur retraite à 60 ans ? Pourquoi ne pas profiter de leur argent et se détendre au soleil ? Cette question existentielle se pose lorsque des dirigeants comme Jean-Michel Aulas ou Nicolas de Tavernost continuent de bouger.

À 74 ans, ce dernier explique au Figaro : « J’ai été invité à l’avant-première de Maison de Retraite 2 au cinéma ce soir. Mes enfants m’ont fait annuler pour dîner en famille et discuter de mes projets. Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas l’intention d’aller à la pêche tout de suite. Je vais continuer à travailler. »

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Chance pour ce travailleur infatigable, un poste s’est libéré chez LFP Media après le départ de Benjamin Morel. Sans grande surprise, Nicolas de Tavernost a réussi son entretien d’embauche. Il doit maintenant devenir l’homme providentiel et gérer des dossiers importants tels que le litige entre la LFP et DAZN, trouver un nouveau diffuseur et relancer l’intérêt de la Ligue 1 dont les tribunes sont rarement pleines. Une mission plus complexe que la pêche.

M6 et Girondins de Bordeaux

Nicolas de Tavernost peut-il sauver le football français ? Son CV montre qu’il possède les compétences d’un professionnel aguerri. Expert en télécommunications, il a débuté sa carrière dans ce domaine au début des années 1980. Avant l’ère numérique et les Chat GPT, il travaillait au ministère des PTT. Il a ensuite rejoint M6, où il a passé 37 ans. Il a commencé en tant que bras droit de Jean Drucker avant de devenir le patron en 2000 pour relever les défis, comme il l’explique au Figaro.

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Il est connu pour ses émissions sur le logement, la décoration et les mariages d’agriculteurs. Il a développé un groupe audiovisuel proche des téléspectateurs, intervenant souvent sur le contenu éditorial pour des sujets économiques et sociaux. Plus impliqué dans le football, il a notamment négocié les droits TV des Coupes du monde 2026 et 2030 sur sa chaîne. Il a également dirigé les Girondins de Bordeaux, les revendant ensuite à des investisseurs américains d’American General Capital Partners.