La 125e édition du Tournoi de Roland-Garros a débuté le 18 mai, avec une dotation totale de 61,7 millions d’euros, attirant des stars internationales et remplissant les tribunes. Mais cette rémunération est-elle équitable pour les joueurs ? Et les athlètes handicapés sont-ils suffisamment représentés dans cet événement majeur ?
En 2026, Roland-Garros offre 61,723 millions d’euros à ses participants, marquant une augmentation de 9,5 % par rapport à l’année précédente et de 45 % depuis 2019. Ces montants impressionnants témoignent d’un engagement continu pour revaloriser les gains des joueurs au fil des années.
Récompenses financières des tournois du Grand Chelem
Malgré une augmentation significative de son prize money, Roland-Garros reste derrière ses homologues du Grand Chelem en termes de dotation. L’US Open à New York reste le leader avec plus de 90 millions de dollars en 2025, environ 82 millions d’euros, suivi par Wimbledon et l’Open d’Australie, laissant Roland-Garros en dernière position. Ce déséquilibre est depuis longtemps une source de frustration pour certains joueurs, bien que la progression des dotations à Paris ces dernières années soit notable.
Cette saison, les champions de simple messieurs et dames recevront chacun 2,8 millions d’euros. Le finaliste gagnera 1,4 million, et les demi-finalistes environ 700 000 euros. Ces montants sont stupéfiants, surtout comparés au salaire moyen d’un travailleur français dans le secteur privé qui était de 2 733 euros nets par mois en 2024, d’après l’INSEE.
Plus bas dans le classement, le tableau diffère. Un joueur éliminé au premier tour repart avec environ 87 000 euros bruts. Cette somme, bien que conséquente, peut rapidement être absorbée par les frais inhérents à une saison sportive professionnelle tels que les billets d’avion, l’hébergement, les entraîneurs, les soins physiques et la préparation physique. Pour de nombreux joueurs, le circuit professionnel de tennis est moins un rêve doré qu’une lutte constante pour joindre les deux bouts.
Depuis 2007, le tournoi de Roland-Garros assure une égalité de primes entre hommes et femmes.
Désaccords financiers : joueurs contre organisateurs
Depuis plusieurs mois, des tensions sont palpables entre certains des meilleurs joueurs du monde et les organisateurs des Grands Chelems.
Les joueurs pointent du doigt des chiffres précis : en 2024, le tournoi a généré plus de 400 millions d’euros de revenus, mais le prize money ne représentait que 15 % de cette somme. Ils réclament 22 %, un taux habituel dans les tournois de l’ATP et de la WTA, qui ne comprennent pas les Grands Chelems.
Des figures telles que Carlos Alcaraz, Coco Gauff, et Aryna Sabalenka ont même rédigé une lettre ouverte aux autorités compétentes pour demander de meilleures conditions de retraite, une meilleure couverture médicale, et surtout, un vrai rôle dans les décisions affectant leur carrière. En bref : ils veulent être considérés comme des partenaires, non comme de simples participants.
Cependant, la position de la Fédération française de tennis (FFT) reste distante de celle des joueurs, arguant qu’elle a déjà fait des efforts pour augmenter les dotations.
Tennis en fauteuil et quad : des disciplines reconnues
Depuis plusieurs années, Roland-Garros intègre officiellement des compétitions de tennis en fauteuil et de quad. En 2026, la dotation pour ces catégories a augmenté de plus de 14 %, la plus forte hausse du tournoi.
Les règles diffèrent : en tennis en fauteuil, la balle peut rebondir deux fois avant d’être frappée. Le quad est destiné aux athlètes ayant des handicaps affectant aussi les membres supérieurs, certains attachant la raquette directement à leur main pour jouer.
En 2026, le gagnant d’un simple en fauteuil ou en quad repartira avec 63 900 euros, tandis que pour les doubles, la prime est de 21 650 euros à partager. L’écart avec les 2,8 millions d’euros remis au vainqueur valide en simple reste considérable, malgré une amélioration notable au fil des années.

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