Daniel Raboin, résidant à Union sur les hauteurs, est un septuagénaire qui a engagé un conflit significatif avec Toulouse Métropole. Il y a un an, il commençait une lutte acharnée contre un projet de la collectivité qui, emportée par l’engouement pour les moyens de transport écologiques, envisageait de créer une piste cyclable. Cette dernière était censée traverser notamment devant le numéro 12 de l’avenue des Tourterelles, où Daniel vit depuis 1981. « Je ne suis pas opposé aux pistes cyclables, mais ici elle empiète sur mon terrain où une partie de la route est déjà établie. La collectivité propose de l’acquérir pour un euro symbolique, c’est incroyable ! Cette piste ne verra pas le jour », déclarait fermement Daniel.
Une exigence financière de 18.000 euros ?
Un an après, nous retrouvons Daniel devant son domicile. Le décor a légèrement évolué. Le trottoir devant sa maison a été transformé en une piste cyclable au revêtement lisse et agréable, mais pas exactement devant chez lui… Effectivement, sur une longueur de 25 mètres, la piste cyclable achevée fin 2025 s’interrompt brusquement. Des panneaux de signalisation marquent cette interruption et la reprise de la piste de chaque côté. « Vous plaisantez ? », s’exclame un cycliste surpris, stoppé net par Daniel qui sortait pour pointer du doigt cette anomalie. « Eh oui, cyclistes et piétons doivent dévier du trottoir quand ils passent devant chez moi, car c’est ma propriété ! »
Un arrangement à l’amiable n’a jamais été trouvé entre Daniel Raboin et Toulouse Métropole. Les deux parties ne sont jamais parvenues à un accord sur la vente des 71 m² de terrain nécessaires aux travaux de rénovation du trottoir et à la création de la piste cyclable, Daniel ayant demandé 18.000 € pour ces derniers ! Résultat : une discontinuité dans le parcours cycliste et piétonnier, avec un trottoir existant mais devenu inconfortable suite aux travaux d’installation d’un réseau d’eau pluviale effectués par la collectivité, et de toute façon interdit à la circulation puisqu’il se trouve sur la propriété de Daniel Raboin.
Daniel semble tirer son épingle du jeu dans cette affaire, selon Grégoire Carneiro, vice-président de Toulouse Métropole en charge des mobilités : « Je pourrais presque parler de chantage de la part de ce monsieur… Il a le droit de contester, mais il doit comprendre que le dossier est prescrit. En effet, la chaussée a été intégrée au domaine public. »

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