Un collectif alerte sur la sécurité d’un centre équestre des Pyrénées et envoie une lettre de signalement aux services de l’État avant "qu’un drame n’arrive"

Alerte urgente: Sécurité compromise au centre équestre des Pyrénées, une lettre envoyée avant le drame!

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Le 12 février 2026, un dossier composé d’une lettre de 16 pages et de près de 40 annexes a été envoyé aux autorités locales ainsi qu’aux municipalités d’Orgeix et d’Orlu. Ce document avait pour but de soulever des « problématiques de sécurité affectant à la fois les cavaliers et les chevaux au Haras des Cimes ».

Huit signataires – des parents, des propriétaires de chevaux, une professionnelle ATE et des cavaliers – ont uni leurs voix dans une démarche « collective » et « basée sur des faits ». Ils expriment leurs préoccupations concernant la sécurité des personnes et des animaux, s’appuyant sur des faits « observés ou expérimentés » de printemps 2025 à janvier 2026.

Ophélie, qui possède une jument et est mère de deux jeunes cavalières, fait partie des signataires. « Il ne s’agit pas d’une décision impulsive, » dit-elle. « Nos affirmations sont basées sur des observations directes, des témoignages cohérents, des photographies et des communications conservées. Nous avons évité les rumeurs. »

Sécurité des cavaliers : des méthodes remises en question

La lettre pointe plusieurs incidents préoccupants. Elle mentionne un conseil donné à une cavalière pratiquant les longues rênes, lui suggérant de « placer la rêne libre autour du cou ». Selon le document, cela pourrait causer un « risque de strangulation », une professionnelle ayant été présente a dû intervenir immédiatement.

Un autre incident cité concerne une excursion en mai 2025 avec des enfants débutants (Galop 1). Le rapport décrit une situation où les enfants ont dû trotter près d’un pré contenant des chevaux et des poneys « agités », forçant les parents à les suivre en courant et mentionne « une chute » durant un exercice de saut improvisé « sous forme de cross », sans équipement de protection adéquat. « C’était censé être une simple balade, » souligne un témoignage annexé au document.

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Encadrement et compétences

La question de l’encadrement est centrale dans la plainte. Les signataires questionnent le respect des normes réglementaires et l’utilisation de certains termes dans les communications officielles.

Julie, guide de tourisme équestre de 2016 à 2019 au haras et également cliente et propriétaire d’un cheval, témoigne : « Au début, il y avait des incidents isolés qui semblaient anodins. Cependant, c’est leur accumulation qui m’a alertée. » Elle rapporte le cas d’une jument « complètement bloquée du cou au sacrum » découvert lors d’une séance d’ostéopathie. « Le problème semblait venir d’une selle inappropriée, mais malgré cela, les mêmes selles ont continué à être utilisées, ce qui est très préoccupant. » Ce diagnostic n’a pas encore été officiellement confirmé, mais il reste une préoccupation majeure pour la propriétaire.

Elle décrit également une « impossibilité de dialoguer » avec la gérante et une « discordance entre les actes et le discours officiel ». « J’ai pris position parce que la situation me semble critique. Je ne voudrais pas que les choses empirent sans avoir soulevé le problème. »

« Ma fille a été renvoyée à cause d’un conflit entre adultes »

Le document mentionne aussi le renvoi d’une jeune cavalière suite à une altercation entre son père et la direction. Alexandre, un des signataires, explique : « Ma fille a été renvoyée à cause d’un désaccord entre adultes, qui aurait pu être résolu autrement. Je demandais juste une transparence concernant l’annulation d’une séance après un arrêt maladie de l’instructrice. »

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Il raconte avoir remis en question sur un forum les raisons données pour justifier l’annulation. « J’ai suggéré qu’il aurait été plus simple d’être honnête. Mon commentaire a été supprimé, puis j’ai reçu un email m’informant que ma fille n’était plus la bienvenue au club. En tant que parent, je trouve inacceptable de pénaliser un enfant pour un conflit d’adultes qui ne la concerne pas. »

Les signataires ne demandent pas de sanctions, mais « des inspections officielles immédiates » et « un examen impartial et officiel de la situation ». « Ce que nous souhaitons, c’est prévenir un éventuel drame », conclut Ophélie.

Contactés, les services de l’État, destinataires de la lettre, n’ont pas encore répondu ni indiqué les mesures qui seront prises suite à ce signalement.

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