Pour le premier semestre de 2025, les souscriptions dans l’assurance vie ont connu une augmentation de 18 % sur une période de 12 mois, tandis que les Plans Épargne Retraite (PER) ont enregistré une croissance de 13 %. Actuellement, le total des actifs gérés dans l’assurance vie (fonds euros et unités de compte) excède 2 000 milliards d’euros.
Essor de l’assurance vie et des PER
L’engouement pour l’assurance vie ne se dément pas, consolidant sa position de placement favori des Français. À la fin du premier semestre 2025, le volume des souscriptions atteint 26,6 milliards d’euros, un chiffre qui n’avait pas été atteint depuis 2010, d’après France Assureurs, l’organisation représentative du secteur. À cette même période, les actifs sous gestion s’élevaient à 2 052 milliards d’euros, marquant une progression annuelle de 5 %.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER), introduit en 2019, continue de séduire avec une augmentation de 13 % des souscriptions au premier semestre. En fin d’année 2024, le PER comptait 11,6 millions de détenteurs pour un encours total de 125,7 milliards d’euros.
PER : une flexibilité accrue par rapport aux anciens produits de retraite
Le PER a été conçu pour remplacer les précédents produits d’épargne retraite (PERP, Madelin, Prefon), souvent critiqués pour leur complexité. Ce nouveau dispositif offre plus de flexibilité :
- Il permet de bénéficier d’avantages fiscaux à l’entrée, selon les souhaits du souscripteur, bien que la fiscalité soit plus lourde à la sortie ;
- L’offre d’investissement est diversifiée. Par défaut, une gestion par horizon est appliquée, ajustant l’allocation des actifs à mesure que la date de retraite prévue approche ;
- Les fonds peuvent être retirés sous forme de rente viagère ou de capital ;
- Des possibilités de déblocage anticipé des fonds sont prévues pour des cas spécifiques tels que l’invalidité, le décès, ou encore l’achat d’une résidence principale.
En dix ans, l’encours global de l’assurance-vie a augmenté de plus de 30 %, avec une part croissante dévolue aux unités de compte (Sicav FCP, SCPI…).
Les unités de compte : aucun capital garanti
« À la fin de l’année 2024, 63 % des actifs de l’assurance vie étaient investis en titres d’entreprises (23 % en actions, 35 % en obligations et 5 % en immobilier d’entreprises). Les obligations souveraines constituaient 24 % des investissements de l’assurance vie. » souligne l’étude.
Ces instruments financiers ne garantissent pas le capital, contrairement aux fonds en euros (à l’exception de certains fonds à formule offrant une protection en échange d’une durée d’investissement plus longue), mais ils offrent des perspectives de rendements plus élevés à long terme.
Il est toutefois recommandé, dans le cadre de l’assurance-vie, de réaliser des versements réguliers pour atténuer les risques.

Je suis Aurélie. En tant que membre dynamique de l’équipe Guineetime, je vous guide à travers les évolutions économiques et culturelles. Ma passion pour l’innovation vous aide à anticiper les grands changements.
