Une étude réalisée par France Travail concernant les « Besoins en main-d’œuvre » (BMO) pour l’année 2026 offre un aperçu détaillé des tendances d’emploi dans divers secteurs. Cette enquête, menée auprès des employeurs, met en lumière les domaines avec le plus et le moins d’opportunités d’embauche. Analysons également l’évolution des recrutements, les professions les plus demandées et les postes qui restent difficiles à pourvoir.
Une diminution notable des embauches
En 2026, les employeurs anticipent 2 274 951 projets d’embauche, marquant une baisse de 6,5 % soit environ 158 000 projets de moins qu’en 2025. Cette tendance à la baisse est observée dans toutes les régions françaises, avec des diminutions particulièrement significatives en Guyane (−12,7 %), en Île-de-France (−11,8 %) et en Normandie (−9,9 %). La Bretagne présente une stabilité relative (−0,1 %), tout comme le Grand Est (−1,1 %).
La plupart des secteurs sont touchés par cette réduction, avec le secteur des services aux particuliers regroupant 42,5 % des intentions d’embauche, soit précisément 966 000 projets. Parmi eux, l’hébergement et la restauration comptent 319 907 projets, tandis que la santé humaine et l’action sociale enregistrent 318 448 projets, ce dernier secteur connaissant une légère augmentation par rapport à 2025.
En revanche, le secteur de la construction montre le plus faible volume de projets avec seulement 139 504 intentions (6,1 % du total national) et subit la plus grande baisse avec -16,4 % par rapport à 2025.
Des embauches toujours compliquées
En 2026, 43,8 % des projets d’embauche sont considérés comme difficiles, bien que cette proportion ait légèrement diminué depuis l’année précédente. Examinons les principales raisons de ces difficultés selon les recruteurs.
Problèmes de candidature en termes de quantité et de qualité
La principale difficulté réside souvent dans la réception de candidatures insuffisantes ou inadéquates, une situation exacerbée par la forte concurrence entre les entreprises. Cela est particulièrement vrai dans le secteur de la santé et de l’action sociale.
Des postes peu attrayants
Lorsque des candidats sont disponibles, ils ne sont pas toujours intéressés par les postes proposés. Certains emplois souffrent d’une image négative due à la pénibilité physique (comme dans l’agriculture ou la restauration), aux horaires atypiques (comme dans les transports), aux risques associés ou à une perception sociétale peu valorisante.
Des contraintes organisationnelles internes
Parfois, les obstacles ne proviennent pas de l’extérieur, mais de l’intérieur de l’entreprise. Des processus de recrutement complexes, la saisonnalité des postes ou des difficultés d’accès au lieu de travail peuvent également dissuader les candidats potentiels.
Variabilité des types de contrats de travail
La nature des contrats offerts par les employeurs varie en fonction du contexte économique. En 2022/2023, après la crise du Covid, une forte demande a conduit les employeurs à privilégier les CDI pour attirer des candidats rares. Les CDD étaient alors à leur niveau le plus bas. Par la suite, la tendance s’est inversée et, avec la normalisation du marché, les CDD, surtout de courte durée, sont devenus plus fréquents.
En 2026, cette tendance se confirme avec une prédominance des CDD courts, principalement utilisés pour des besoins d’activité ponctuels. Les CDI, bien qu’encore significatifs, sont principalement destinés à des remplacements définitifs ou au démarrage de nouvelles activités.
Les métiers les plus sollicités et les plus tendus
L’étude BMO 2026 détaille les projets de recrutement par métier, révélant ceux qui sont massivement recherchés et ceux qui, en raison de compétences spécifiques requises, sont particulièrement difficiles à pourvoir.
Les métiers dans la restauration, l’agriculture, et les services à la personne concentrent un grand nombre de projets d’embauche. Toutefois, cela ne reflète pas nécessairement la facilité de pourvoir ces postes.
Des professions comme les artistes ou les caissiers se recrutent aisément, tandis que d’autres, tels que les aides à domicile, les aides-soignants, et les cuisiniers, malgré leur grand nombre, présentent des taux élevés de difficulté de recrutement.
La saisonnalité influence également ces dynamiques, avec des métiers comme les viticulteurs ou les agriculteurs affichant des besoins saisonniers importants mais avec des difficultés modérées. Ces emplois saisonniers attirent rapidement des candidats pour des missions courtes.
Les métiers les plus difficiles à pourvoir se trouvent principalement dans l’industrie, la construction et la santé, des secteurs nécessitant des compétences techniques avancées souvent acquises après plusieurs années de formation ou d’expérience, dans des filières qui peinent à séduire de nouveaux candidats.

Je suis Aurélie. En tant que membre dynamique de l’équipe Guineetime, je vous guide à travers les évolutions économiques et culturelles. Ma passion pour l’innovation vous aide à anticiper les grands changements.
