Une femme de 76 ans, accusée d’avoir provoqué 13 incendies dans la localité où elle réside, restera en détention jusqu’à son prochain jugement fixé au 3 octobre 2025. Cette décision a été prise par les magistrats du tribunal de Montauban (Tarn-et-Garonne) ce mardi après-midi, le 26 août 2025, suite à une heure de délibération.
L’accusée, qui était présente avec son époux, a demandé le report de son jugement en comparution immédiate, une requête qui est permise par la loi. Cela a conduit les juges à déterminer si elle devrait continuer à être surveillée sous contrôle judiciaire ou être placée en détention provisoire en attendant la prochaine séance. La réponse à cette interrogation a été formulée par les juges, qui ont rendu leur verdict aux alentours de 15h45.
Le procureur demande la mise en détention
Initialement, lors de l’audience préliminaire, l’état de la femme était sous contrôle judiciaire depuis la décision du juge des libertés et de la détention le lundi 25 août. Cependant, cela allait à l’encontre des désirs du procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, qui avait préalablement demandé sa détention provisoire.
Le procureur, présent lors de l’audience, a insisté pour que cette mère de deux enfants âgés de 52 et 56 ans soit envoyée à la prison pour femmes de Seysses (Haute-Garonne). « L’expert psychiatre, ayant rédigé son rapport durant la détention préliminaire, a conclu qu’à court terme elle ne représentait pas un danger. Néanmoins, si le procès est reporté, ce délai sera dépassé. Je crains un risque élevé qu’elle récidive », a expliqué l’avocat général.
La défense réclame une expertise supplémentaire
Me Marion Delpy, l’avocate de la défense, a naturellement un avis différent. « Ce rapport est insuffisant, une seule page pour des actes qui pourraient valoir à ma cliente une peine de dix ans de prison. Le document ne précise pas les motifs de ses actes, surtout après une période de trois ans. On pointe du doigt sa pyromanie, un trouble qui se manifeste normalement dans l’enfance ou à l’adolescence, et non à 76 ans. Elle a principalement besoin de soins pour comprendre ses actions », a plaidé Me Delpy, qui a demandé une nouvelle expertise psychiatrique.
Avant les demandes du procureur et la plaidoirie de la défense, le tribunal avait examiné l’expertise psychiatrique ajoutée au dossier et réalisée pendant la détention provisoire. « L’expert a noté que l’accusée se disait dépressive, suivait un traitement pour le cœur suite à des complications en 1994 et 2024, ainsi qu’un traitement antidépresseur depuis 2007 », a déclaré la présidente.
Un état dépressif noté chez l’accusée
L’expert a diagnostiqué chez l’accusée un état dépressif lié à une frustration générale résultant de sa condition. Il a jugé qu’elle présentait un faible risque de danger à court terme et n’a constaté aucune altération ni suppression de son discernement. Selon lui, l’accusée, qui n’a aucun antécédent judiciaire, peut être soumise à une sanction pénale.
Lors de l’audience, l’accusée a également pu s’exprimer brièvement. Elle a reconnu 11 des 13 faits qui lui sont reprochés, exprimant un « profond regret » et affirmant qu’elle « entamerait un suivi psychiatrique à la rentrée ». Elle a aussi déclaré qu’elle était prête à respecter toutes les conditions associées au maintien sous contrôle judiciaire, tout sauf être incarcérée.
Cependant, les juges n’ont pas cédé à cette demande. Après une brève discussion à huis clos avec les juges, la septuagénaire a été conduite par trois policiers jusqu’à la prison pour femmes de Seysses.

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