Carcassonne. Violents en garde à vue, évasion… de la prison ferme pour deux mineurs

Carcassonne: Évasion et violence, prison ferme requise pour deux jeunes!

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Jugement d’une évasion violente de deux jeunes à Carcassonne

Le 15 mai, deux adolescents de 17 ans ont été jugés au tribunal pour enfants de Carcassonne suite à une évasion violente qui s’est produite fin avril. Accusés de violences, d’insultes, de menaces et d’évasion, des peines de prison ferme leur ont été attribuées. Hedi Baouia, secrétaire départemental d’Unité Police 11, a affirmé que ces sanctions étaient « proportionnelles à la gravité des actes commis ».

L’affaire a débuté le vendredi 25 avril, avec l’arrestation des deux jeunes. Durant leur détention provisoire au commissariat de Carcassonne, ils ont réussi à s’évader après avoir agressé plusieurs policiers. Le jour suivant, lors de leur comparution devant la juge des libertés et de la détention, l’un des adolescents a tenté d’attaquer la magistrate.

Des détails choquants révélés durant le procès

Selon Patrick Castello, avocat à Perpignan et représentant du syndicat Unité Police, les deux mineurs ont manifesté une violence extrême. « Durant l’audience, la défense a sollicité la projection des images de vidéosurveillance du commissariat. Bien qu’il n’y ait pas de son, on pouvait voir que les adolescents criaient, l’un déchirait son t-shirt en contractant ses muscles, tandis que l’autre adoptait une posture de boxeur, » a-t-il expliqué.

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Quatorze policiers se sont portés partie civile, décrivant des scènes d’une grande brutalité : « Une policière a été frappée violemment au sol, subissant des coups de pied au thorax et à l’abdomen, et a souffert d’une blessure au sternum. Un policier a été frappé au nez. Deux autres ont été blessés en tentant de protéger la juge des libertés et de la détention lorsque l’un des jeunes s’est précipité sur elle dans son bureau, » a ajouté l’avocat.

Le tribunal a décidé de condamner l’un des mineurs à 18 mois de prison, dont 10 mois ferme avec maintien en détention, et l’autre à 12 mois, dont 6 mois ferme. Ils sont également soumis à un sursis probatoire, qui inclut une obligation de soins, de travail et l’interdiction de se rencontrer.

Les policiers blessés ont reçu des indemnités allant de 500 à 2 000 euros.

Hedi Baouia et ses collègues ont accueilli ces verdicts avec approbation, soulignant que « l’excuse de minorité n’a pas été retenue, ce qui est une réponse adéquate pour les jeunes de 16 à 18 ans, afin qu’ils soient pleinement responsables de leurs actes devant la justice ». Cette déclaration intervient alors que l’Assemblée nationale, le 14 mai, a adopté une proposition de loi proposée par Gabriel Attal, visant à renforcer la justice des mineurs, notamment en abolissant l’excuse de minorité automatique pour les jeunes de 16 à 18 ans accusés de crimes ou délits punissables de plus de 5 ans de prison. La proposition doit encore passer devant le Sénat pour approbation.

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