« Je pense que je suis kleptomane. J’aurais besoin que quelqu’un m’éclaire sur ma condition. » « Mais vous affirmez ne pas avoir tenté de dérober quoi que ce soit. Ce n’est donc pas de la kleptomanie. » Hier, au tribunal correctionnel, la communication était compliquée. Une femme de cinquante ans comparaissait en urgence pour avoir tenté de voler avec violence dans un Monoprix en centre-ville. Entre des aveux flous et des affirmations contradictoires, elle a sérieusement testé la patience des juges. Le 23 décembre, elle a été attrapée dans un vestiaire, portant des chaussures neuves et des gants, tous deux encore étiquetés et avec les dispositifs antivol arrachés. « Je suis entrée dans le magasin car j’avais froid. J’ai essayé ces bottes mais elles ne me convenaient pas. De toute manière, je n’aurais pas pu les acheter, je n’avais pas mon portefeuille sur moi. Les gants ne me convenaient pas non plus. Et je n’ai pas arraché les antivols, ils étaient juste là en exposition. Les employés m’ont bloquée dans le vestiaire et m’ont agressée, » expliquait l’accusée. « Donc, c’est vous la victime ? » a rétorqué avec ironie la présidente du tribunal, Anne Nappez.
Trois employées subissent des violences
Trois employées de Monoprix, dont une agent de sécurité, se sont constituées parties civiles. Elles ont subi des violences de la part de l’accusée, déjà bien connue des services du magasin pour son comportement problématique, incluant des menaces de mort. « Vous avez perdu votre sang-froid lorsque vous avez été découverte dans le vestiaire, et vous avez tenté de fuir, » poursuivait la présidente. Une des employées a été poussée violemment au niveau du torse, une autre a été griffée au visage et au cou, et la troisième a reçu un coup de genou dans l’abdomen alors qu’elle était enceinte. En plus des 11 condamnations précédentes principalement pour vols et falsifications de chèques, l’accusée était en état de récidive légale. Pour la procureure, la tentative de vol avec violence était clairement établie. Après la révocation d’un sursis probatoire, elle a demandé une peine de 10 mois de prison avec maintien en détention et une interdiction de fréquenter le Monoprix pour trois ans. Me Adamou, l’avocat de la défense, a demandé l’acquittement. « Elle n’a pas passé les caisses. Il n’y a pas eu de début d’exécution. La prison ne l’aidera pas à se réinsérer. » Le tribunal a décidé : neuf mois de prison ferme avec maintien en détention, interdiction de paraître pendant trois ans au Monoprix et 500 € de dommages-intérêts pour chacune des trois employées pour préjudice moral.

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