Ce samedi matin, le petit village de Cazes-Mondenard s’est éveillé sous le choc. La veille au soir, la nouvelle de la mort inattendue de Paul Senac s’est propagée rapidement, Paul étant une figure bien connue de la communauté.
L’annonce a frappé les résidents de plein fouet. Au cours des années, Paul avait gagné une réputation solide dans la localité, non seulement au sein du milieu associatif, mais aussi en tant que directeur sportif du Cazes olympique, son père étant le président du club. « C’est une perte énorme. Paul était bien plus qu’un simple joueur ou dirigeant, ayant aussi entraîné les jeunes et l’équipe réserve. Nous l’avons vu grandir ici, » a déclaré, très ému, Serge Lafage, trésorier du Cazes olympique et également pilier du club.
Le club, qui est perçu comme une grande famille, possède un passé riche et un avenir prometteur, notamment avec une équipe première en bonne voie pour accéder au Régional 2. Des succès qui remplissaient Paul de fierté.
« Il possédait un réseau impressionnant. Il avait monté ce groupe. Il était toujours un pas en avant. La semaine dernière, nous discutions de la prochaine saison. Je suis à court de mots, » souligne Serge Lafage. Tout au long de la journée de samedi, les hommages se sont succédé dans le milieu du football local tarn-et-garonnais. « Nous perdons l’un des nôtres, un enfant du pays. Il avait une passion véritable pour son club et il pouvait être fier de voir l’impact de son travail. Le CO, c’était presque lui, » ajoute l’ancien entraîneur Christian Tacaille, presque incrédule. Ainsi, l’annonce faite vendredi soir a été un véritable coup de tonnerre.
Quelques mois seulement après la disparition de leur président emblématique Pierrot Sales, c’est un autre drame qui frappe les habitants de Cazes-Mondenard, touchant chacun d’entre eux.
« Il ne se laissait jamais duper »
« Sa clairvoyance, ses relations, son sens de l’opportunité : il les mettait tous au profit du Cazes olympique. Travailleur acharné, il s’impliquait autant pour le CO que pour le comité des fêtes, l’exploitation familiale ou ses diverses responsabilités professionnelles. Cela ne l’empêchait pas de rester attentif à ses responsabilités familiales. Père de deux enfants, il était toujours là pour eux et pour leur mère, Agnès, » a déclaré le club dans un hommage publié ce samedi. Paul Senac ne s’arrêtait presque jamais. « C’était un bourreau de travail. Il menait à terme ses projets, ses passions. Lorsqu’il ne savait pas ou ne connaissait pas, il trouvait toujours le moyen de s’entourer des bonnes personnes. Personne ne pouvait le tromper facilement. Bien sûr, il avait un caractère bien trempé. Il fallait se battre pour avoir le dernier mot avec lui, » insiste Serge Lafage avec un sourire nostalgique. Tous les matchs du club, les tournois de jeunes, le match des U19 dans le Tarn, ont été reportés. Ce samedi, à Cazes Mondenard, l’atmosphère était aussi triste que le temps, très triste.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
