Discrimination capillaire bientôt punie par la loi: Voici tout ce que vous devez savoir!

Avec l'initiative d'Olivier Serva, député, une proposition de ambitionne d'interdire la discrimination capillaire, un sujet médiatisé en France. Ce texte, récemment voté à l'Assemblée nationale, pourrait modifier l'image de la coiffure dans le milieu professionnel.

Une interdiction pour les employeurs

Si adoptée, la loi interdirait formellement aux employeurs d'exiger de leurs qu'ils masquent leurs coupes afro, tresses ou dreadlocks. Avec pour objectif d'empêcher la pratique courante d'imposer aux personnes aux cheveux afro de les lisser pour renvoyer une image plus “professionnelle”.

Une extension des motifs de discrimination

La proposition de loi prévoit d'intégrer la discrimination capillaire à la liste des 25 motifs de discrimination au actuellement reconnus et punis par la loi. Cette notion englobe non seulement la coupe de cheveux, mais également sa couleur, sa longueur ou sa texture.

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Un impact sur divers profils

Cette loi pourrait profiter notamment aux femmes noires, aux personnes rousses ou encore aux hommes chauves. Pour illustrer l'impact de cette discrimination, notons qu'aux États-Unis, deux femmes noires sur trois modifient leur coiffure en vue d'un entretien d'embauche. De même, une femme blonde sur trois en France change sa couleur de cheveux pour être perçue comme plus professionnelle.

Même si les statistiques basées sur l'ethnie sont interdites en France, ces chiffres montrent à quel point le problème est réel et persistant.

La médiatisation de la discrimination capillaire

Plusieurs personnalités publiques en France comme Sibeth Ndiaye, Eve Gilles ou Audrey Pulvar ont fait parler d'elles à cause de ce type de discrimination.

Des sanctions sévères envisagées

Si le texte est adopté, les employeurs coupables de discrimination capillaire s'exposeraient à une sanction de 3 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

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