L’alcoolisme peut ravager des vies et détruire des familles. Ce mardi 15 juillet, Jean*, un homme d’une quarantaine d’années, comparaît en audience immédiate au tribunal de Cahors. Il est accusé d’avoir agressé sa mère à Belaye et de s’être livré à d’autres actes répréhensibles répartis en deux épisodes distincts. Le premier incident se déroule le 2 juin 2025 : il attaque sa mère, lance des insultes et des menaces de mort aux gendarmes, en utilisant des expressions telles que « je vais vous crever » ou « je vais vous arracher la tête ». Ce jour-là, ivre, il se rebelle également et dégrade une cellule à Luzech, où des excréments sont découverts.
« Je n’étais pas dans mon état normal, j’ai proféré toutes sortes d’insultes », reconnaît l’accusé. Concernant les dommages causés, il les minimise en disant : « Je demandais simplement de l’eau et à utiliser les toilettes. Je portais des tongs, pas des chaussures de sécurité, je ne vois pas comment j’ai pu endommager la porte autant ». L’avocate de la défense a alors suggéré de revoir les charges à la baisse, qualifiant les faits de dégradations mineures. La commune de Luzech s’est portée partie civile, réclamant des dommages-intérêts pour le nettoyage et les réparations nécessaires.
« Il se transforme en démon lorsqu’il boit »
Le second incident se produit le 11 juillet, Jean frappe de nouveau sa mère et conduit sa voiture alors que son permis est suspendu, après avoir consommé « une bière et du rhum ». Sa mère, excédée, décide de porter plainte. Pendant son interrogatoire, Jean exprime son exaspération : « Je suis fatigué d’être constamment arrêté, c’est du harcèlement ». Il ajoute : « Je ne pensais pas qu’elle appellerait les gendarmes, je ne pensais pas que cela me concernait ». Sa mère, présente lors de l’audience, confie : « Cela me fait de la peine de le voir emmené ainsi. Quand il boit, il devient méconnaissable, pourtant il est si gentil à jeun. C’est un démon quand il boit ». Elle révèle aussi que le 2 juin était la première fois qu’il la frappait.
Interrogé par le président du tribunal sur ses reproches envers sa mère, Jean répond qu’il n’a rien à lui reprocher mais admet être brutal dans ses mots. Le juge lui rappelle alors que s’il est mécontent de l’atmosphère familiale, il est libre de partir. Dépendant de sa mère pour ses déplacements, le juge souligne l’importance du respect envers ses parents. « Que doit-on faire pour protéger la société ? », demande-t-il. Jean répond : « Suivre un traitement, consulter un psychologue et un addictologue. Je prévois de quitter le domicile familial pour un logement à Prayssac ou Labastide du Vers ». Sa mère espère simplement qu’il se ressaisira.
« Frapper sa mère, c’est inacceptable »
La procureure insiste sur la gravité des actes de Jean, soulignant un comportement alarmant qui doit être interrompu immédiatement. Elle recommande huit mois de prison, dont quatre avec sursis et mise à l’épreuve, une obligation de soins, 140 heures de travail d’intérêt général, et une incarcération pour aider Jean à prendre conscience de ses actes et à se désintoxiquer. L’avocate de la défense conteste ces demandes, plaidant pour une probation surveillée et critiquant une préparation hâtive du dossier. Elle demande l’acquittement pour les charges de rébellion et de violence.
Jean est finalement condamné à huit mois de détention, dont quatre sous surveillance électronique. Il doit également effectuer 140 heures de service communautaire, suivre un traitement, travailler et indemniser les victimes. Il lui est aussi interdit de retourner chez lui ou à Belaye. Une nouvelle audience est prévue le 10 décembre pour la commune de Luzech, tandis que deux gendarmes recevront des indemnités de 500 et 300 euros.

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