Affaire du chauffeur de bus accusé de quatre viols : 15 ans de réclusion criminelle requis par l’avocat général de la cour d’assises

Choc : Un Chauffeur de Bus Face à 15 Ans de Prison pour Quatre Viols!

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« C’est totalement inexact. Ceux qui m’ont causé du tort et ont proféré des mensonges à mon encontre périront. La justice française m’a dérobé ma vie pour toujours ».

Lorsqu’il s’exprimait dans des lettres adressées au système judiciaire pendant l’enquête, au troisième jour de son procès devant la cour d’assises de Pau, le conducteur de bus, inculpé pour quatre agressions sexuelles sur de jeunes filles mineures à l’époque des faits, rejetait catégoriquement toute responsabilité et insistait sur son innocence, tout en se présentant comme une victime.

« Je fais appel car je suis innocent »

« J’ai été jugé et placé en détention préventive de manière injuste. J’ai sollicité à plusieurs reprises le JLD (juge des libertés et de la détention). Je fais appel car je suis innocent. En tant que père, je suis anéanti. Je n’ai pas fermé l’œil la nuit dernière.

Je me suis dévoué corps et âme pour mes enfants, mais depuis mon arrestation le 28 octobre 2021, je n’ai plus entendu leur voix. La sentence prononcée par le tribunal criminel des Hautes-Pyrénées reste le pire jour de ma vie ».

Selon les arguments déjà avancés par ses défenseurs, « il n’existe aucune preuve scientifique attestant de ma culpabilité ». L’accusé évoque même l’existence d’un complot, « puisque certaines des jeunes filles se connaissaient ».

À tel point que Me Mesa mentionne une « présomption de culpabilité » à l’encontre de son client dans une affaire où « tout semble déjà joué » et où « il existe des lacunes », c’est-à-dire des « failles » dans l’enquête.

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Cependant, pour l’avocate d’Aline, qui aurait été violée à deux reprises par l’ancien chauffeur de bus de Tarbes devenu marabout en prétendant transformer des œufs crus en œufs durs, ou pour l’avocat général de la cour d’assises, il n’est pas nécessaire de disposer d’empreintes ADN ou d’examens médicaux qui de toute façon n’auraient rien révélé, pour confirmer la culpabilité de l’accusé.

La théorie du complot rejetée par l’avocat général

Le fait que Mathieu A. ait « reconnu une relation sexuelle avec ma cliente » est considéré comme « la preuve par excellence ». Dans cette même logique, l’avocat général rejette l’idée d’un complot car « il est avéré que les victimes ne se connaissaient pas et ne s’étaient jamais contactées avant l’enquête ».

Pour lui, les témoignages sont d’autant plus fiables et exempts de tout esprit de vengeance que les victimes ont décrit l’accusé comme « formidable, aimable et serviable » du moins au début, et ont détaillé avec précision les rituels de magie noire qu’il utilisait pour les impressionner.

« Ce que les victimes ont déclaré a été vérifié, et les témoignages de personnes différentes, à des moments différents, qui ne se connaissent pas, constituent des preuves solides », insiste l’avocat général, pour écarter les « soupçons » de mensonges de la part des victimes. De plus, le fait que « quatre des cinq victimes présentent des signes de stress post-traumatique » est une preuve irréfutable.

« Son grand ego l’empêche de révéler la vérité »

Hélas, le procès en appel n’a pas amené Mathieu A. à modifier sa version des faits. « Sa psyché d’hyper narcissique l’empêche de se remettre en question », affirme Me Jaffrin, l’avocat d’Annabelle, qui « portera probablement le fardeau de cette souillure » de ses deux viols toute sa vie.

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L’avocat général de la cour d’assises abonde dans ce sens en s’adressant aux jurés de manière emphatique : « C’est cette haute estime de lui-même qui l’empêche de vous révéler la vérité. C’est un individu narcissique et égocentrique. Cette façade doit s’effondrer car il est essentiel que tous connaissent sa véritable nature. C’est à vous de révéler le vrai visage de Mathieu A. en le déclarant coupable ».

L’avocat général a requis « la peine maximale » de 15 ans de réclusion criminelle comme en première instance et trois ans de suivi socio-judiciaire. Mathieu A. risque trois ans de prison supplémentaires en cas de non-respect de ce suivi.

Au moment de la mise sous presse, le jury n’avait pas encore rendu sa décision qui était attendue très tard dans la soirée. Pour rappel, la cour criminelle des Hautes-Pyrénées avait condamné Mathieu A. à 14 ans de réclusion criminelle dont 7 ans fermes.

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