Enjeux des dépenses publiques [4/17] : la crise du logement, une pénurie chronique

Crise du logement: Enjeux des dépenses publiques face à la pénurie chronique

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Chaque mercredi, La Finance Pour Tous met en avant l’essai illustré d’Antonin Batteur, lauréat du Grand Prix 2025, axé sur « Quelles dépenses publiques pour préserver les générations futures ? ».

Antonin Batteur explore dans son travail les diverses facettes des dépenses publiques, traitant des défis sociaux, territoriaux, régaliens, écologiques et économiques. Il offre une perspective globale sur ces questions, étayée par des données et des graphiques pertinents.

Au cours des semaines précédentes, nous avons exploré plusieurs thèmes cruciaux liés aux enjeux sociaux :

  • Les enjeux du système de santé en France
  • Vieillissement de la population et migration : un équilibre fragile
  • L’éducation, est-elle délaissée en termes d’investissements ?

Cette semaine, nous débutons l’examen des défis sociaux et territoriaux, en nous concentrant particulièrement sur la question du logement.

Les opinions économiques et les perspectives présentées dans l’essai reflètent les réflexions de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celles de La Finance Pour Tous, qui se contente de diffuser une analyse approfondie et bien documentée.

La crise du logement continue de s’aggraver en France d’année en année. En 2023, seulement 283 200 nouveaux logements ont été construits, bien loin des 447 298 unités jugées nécessaires par la Fédération des Promoteurs Immobiliers, créant un déficit de plus de 164 000 logements. Cette pénurie génère une tension considérable, particulièrement dans les grandes villes où la demande est explosive.

La décohabitation est une des principales raisons de cette crise. L’augmentation du nombre de ménages, due aux séparations et au vieillissement de la population, entraîne un besoin accru de logements. Par ailleurs, plus de trois millions de logements vacants ne trouvent pas preneurs, en raison de successions compliquées, de la spéculation immobilière ou de leur vétusté (représentant 8% du parc immobilier français).

La pression démographique et l’immigration renforcent aussi la demande. Depuis 2016, la population a crû de 0,35 % par an, faisant flamber les prix dans des métropoles telles que Paris, Lyon, Bordeaux et Marseille. En 2023, le prix moyen du m² dans le neuf atteignait 13 000 euros à Paris et 6 800 euros à Lyon. En novembre 2022, dans les 15 communes les plus chères de France, le prix moyen au mètre carré s’élevait à 5 495 euros, marquant une hausse de 5,7 % sur un an. Cette inflation immobilière a directement impacté les loyers, augmentés de 3,5 % en un an, ce qui complique l’accès au logement pour les jeunes actifs et les familles aux revenus modestes.

Un autre enjeu crucial est la qualité du parc immobilier. Environ 5,2 millions de logements sont considérés comme des « passoires énergétiques » classées F ou G, principalement en zones rurales. Ces habitations mal isolées augmentent considérablement les dépenses énergétiques des ménages les plus précaires.

Un grand merci à Antonin Batteur pour son travail remarquable !

La semaine prochaine, il abordera la question du chômage.

L’essai complet est disponible en téléchargement au format PDF, et nous continuerons de vous présenter chaque semaine les points saillants de son analyse.

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