« Mon assurance maladie ne peut pas me rembourser car l’enquête est en cours »
Deux ans après la tragique disparition de son fils de six ans au lac du Carla-Bayle dans l’Ariège, Alexandre Solomon est toujours en attente de réponses, tout en faisant face à une situation financière qu’il qualifie de « précaire ».
Au quotidien, Alexandre attend avec impatience le moindre courrier qui pourrait lui apporter des nouvelles sur le progrès de l’enquête. Depuis ce funeste 20 juillet 2023, la vie d’Alexandre et de sa famille a été bouleversée.
Ce jour tragique, lors d’une sortie au lac du Carla-Bayle organisée par un centre social, son fils Nadim-François a échappé à la surveillance des accompagnateurs et des maîtres-nageurs, avant d’être retrouvé en détresse cardio-respiratoire sous l’eau.
« Je ne peux pas avancer cette somme »
Des secours, dont un pompier professionnel suisse en vacances et un autre pompier en civil, ainsi que sa femme infirmière, étaient présents et ont immédiatement pris en charge l’enfant. Malgré l’intervention rapide des secouristes et du SMUR, l’état de Nadim-François s’est aggravé et il a été transféré par hélicoptère à l’hôpital Purpan de Toulouse, où il est décédé le 4 août 2023.
Alexandre Solomon exprime sa difficulté à faire son deuil, exacerbée par la lenteur des procédures judiciaires. « Le manque de nouvelles de la part de la justice nous plonge dans une incompréhension totale et une souffrance morale intense », a-t-il écrit dans une lettre récente à la juge d’instruction, datée du 3 novembre 2025.
En plus, la famille doit faire face à des frais médicaux substantiels pour des suivis psychologiques et psychiatriques. « Ce mois-ci, j’ai dû renoncer à ma séance d’EMDR, une thérapie contre les traumatismes, car les 80 euros par séance sont au-delà de mes moyens immédiats, même s’ils sont remboursables plus tard », déplore Alexandre.
« Le stationnement a coûté 500 euros »
La pression psychologique et le stress causés par cette affaire ont conduit Alexandre à accumuler 17 arrêts maladie. Malgré les démarches entreprises auprès du Fonds de garantie des victimes, la famille n’a reçu aucun remboursement jusqu’à présent. « Six mois après avoir demandé de l’aide, ils m’ont réclamé un certificat médical prouvant la difficulté de vivre après la perte de mon fils », s’étonne-t-il. Il a envoyé tous ses justificatifs d’un coup, mais n’a reçu aucune réponse.
Pour couvrir les frais médicaux et les honoraires d’avocats, Alexandre a été contraint de reprendre le travail en septembre 2025. « Je n’ai pas le choix, je dois subvenir aux besoins de mes trois enfants. Les frais de stationnement à l’hôpital pendant les 16 jours d’hospitalisation de Nadim ont seuls coûté 500 euros », explique-t-il.
La famille, résidant dans la région toulousaine, espère toujours obtenir des réponses concernant les prochaines étapes du dossier. Alexandre envisage même de se rendre au tribunal de Foix, bien que cela engendre des frais supplémentaires, car ni les appels ni les courriers n’ont abouti.
Le procureur de la République de Foix, Olivier Mouysset, a confirmé qu’une instruction judiciaire a été ouverte depuis le 4 juillet 2024. « Les parents du défunt ont été entendus par le juge d’instruction, ils ont accès au dossier et ont demandé des actes supplémentaires, actuellement en traitement », a-t-il précisé, ajoutant que l’enquête se poursuit afin de faire éclater la vérité dans cette affaire.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
