Bien qu’elle ne fût pas présente à l’audience, Christine* était au cœur des discussions ce mardi 9 septembre 2025, au tribunal judiciaire de Foix, en Ariège. Cette mère est accusée de plusieurs abus frauduleux à l’encontre de personnes en situation de vulnérabilité, notamment à Saint-Girons.
Renauld*, un homme de soixante-dix ans, est l’une des premières victimes à porter plainte contre Christine en octobre 2023. Cette mère d’une petite fille de 4 ans lui avait confié avoir des difficultés financières. Sensibilisé par sa situation, il lui avait alors remis du matériel à vendre, comme une carotteuse et une tronçonneuse, en échange d’une part des bénéfices.
Le 26 janvier 2024, c’est Marie-Christine*, sa propre mère, qui dépose plainte. Christine lui avait rendu visite ce jour-là pour lui demander de l’argent, avant de repartir avec son sac à main, dérobant trois chèques destinés à l’achat de tabac.
L’octogénaire découvre un deuxième retrait de 250 euros effectué avec sa carte
Le 17 septembre 2024, Hélène*, une autre octogénaire, porte plainte, affirmant avoir été trompée par Christine qui, prétextant des difficultés pour subvenir aux besoins de sa fille, avait obtenu de lui prêter sa carte bancaire et son code pour un retrait de 40 euros. Elle découvrira plus tard qu’un autre retrait de 250 euros avait aussi été effectué.
Interrogée par les enquêteurs, Christine admet sans difficulté avoir partagé les 330 euros provenant de la vente du matériel confié par Renauld avec une tierce personne. Elle reconnaît aussi avoir retiré davantage d’argent que convenu avec la carte de l’octogénaire pour rembourser une commande de « shit ».
Concernant sa situation personnelle, cette mère célibataire révèle que sa fille a été placée. Elle indique cependant qu’elle ne parvient pas à vivre dignement avec pour seules ressources les aides sociales (APL, RSA), qu’elle trouve insuffisantes. Sans permis de conduire, elle peine également à trouver un emploi. Pour couronner le tout, Christine consomme quotidiennement 40 cigarettes, de la résine de cannabis et de l’herbe.
La partie civile demande 3 500 euros pour le préjudice matériel
Malgré un parcours de vie compliqué, la mère célibataire a déjà été confrontée à la justice pour des faits similaires et avait été condamnée à six mois de prison avec sursis. La partie civile, représentée par Renauld, réclame donc 3 500 euros pour le préjudice matériel et 1 000 euros pour le préjudice moral.
« Elle admet tous les faits, mais ne montre pas forcément de remords », constate le substitut du procureur en examinant le dossier. Elle souligne aussi les dysfonctionnements au sein de la famille, notamment en référence au vol du sac à main de sa mère et à la falsification des chèques. En l’absence de l’accusée et en l’absence d’éléments nouveaux, le ministère public demande cette fois une peine de six mois de prison ferme.
Le tribunal, sans difficulté, suit les réquisitions et condamne Christine à une peine de six mois de prison ferme, ainsi qu’à payer 2 500 euros pour le préjudice matériel et 500 euros pour le préjudice moral envers Renauld.

Je m’appelle Marie et je suis une rédactrice passionnée faisant partie de l’équipe de Guineetime. Avec mon expertise dans les actualités people, je suis là pour vous faire vivre les dernières rumeurs et potins croustillants.
