À l’occasion de la Semaine de la Finance Solidaire 2026, qui se tient du 9 au 15 novembre, France Active et FAIR rendent publique la 5e édition de leur enquête annuelle OpinionWay intitulée « Les Français et l’épargne solidaire ».
Finance solidaire : les jeunes attachés à l’impact de leur épargne
Quelques données pour poser le contexte : 56 % des Français envisagent d’épargner autant voire davantage en 2027, ce qui représente une baisse de 6 points par rapport à l’année précédente. Et l’option d’un placement solidaire n’est retenue que par 22 % des personnes interrogées. Toutefois, les générations les plus jeunes montrent une plus grande préoccupation quant à la portée de leurs placements sur la transition écologique.

Parmi les 18–24 ans, 73 % estiment que leurs choix d’épargne constituent une forme de vote influant sur l’avenir de la société, soit une augmentation de 8 points en un an. Ce taux se situe à 57 % chez les 25–34 ans (+10 points), tandis qu’il n’atteint que 18 % chez les 65 ans et plus (-8 points). Les épargnants âgés tendent, eux, à privilégier la sécurité et la disponibilité des fonds. Ainsi, 76 % des répondants considèrent que l’objectif principal de leur épargne est de protéger leur patrimoine tout en obtenant un rendement satisfaisant.
« Dans le climat actuel, la majorité des Français voient l’épargne comme une protection face aux incertitudes. Mais les nouvelles générations commencent à lui attribuer un double rôle : une réserve de précaution qui peut aussi financer des projets porteurs pour la société. » Patrick Sapy, directeur général de FAIR, le collectif de la finance solidaire
Épargne solidaire : un déficit d’information persistant
Ce constat se répète depuis plusieurs années. 63 % des Français se disent encore insuffisamment informés sur les produits d’épargne solidaire. Il est donc crucial que les réseaux bancaires et les acteurs de l’assurance proposent des explications claires et accessibles sur ces offres. Pour le collectif FAIR France Active, l’objectif est désormais de rendre les solutions solidaires plus compréhensibles, plus faciles d’accès et mieux intégrées au sein des différents supports d’épargne.
Parmi les thématiques qui suscitent le plus d’adhésion figurent la transition écologique, la lutte contre les inégalités et la création d’emplois.
« L’épargne solidaire ne prendra réellement de l’ampleur que si elle devient accessible au plus grand nombre. Aujourd’hui, environ 11 millions de salariés bénéficient d’un dispositif d’épargne salariale, alors que 17 millions y restent privés d’accès. Notre ambition est d’en faire un dispositif progressivement universel et de permettre à chacun, via l’épargne salariale comme via l’assurance‑vie, d’affecter une part de son épargne au financement de projets à impact », Pierre‑René Lemas, président de France Active.
Plus de 13 millions de salariés en France disposent d’un plan d’épargne entreprise (PEE) ou d’un plan d’épargne retraite collectif (PERCOL/PER collectif) ; depuis 2008, chaque dispositif doit proposer au moins un fonds solidaire. Par ailleurs, depuis janvier 2022, les contrats d’assurance‑vie multisupports sont tenus de présenter trois types d’unités de compte : solidaire, « vert » et ISR.

Je suis Aurélie. En tant que membre dynamique de l’équipe Guineetime, je vous guide à travers les évolutions économiques et culturelles. Ma passion pour l’innovation vous aide à anticiper les grands changements.
