Le récit débute en janvier 2024 avec une série d’incidents déroutants : un vin au goût insolite de détergent, un produit démaquillant irritant pour les yeux, et une bouteille de jus de raisin qui mousse de manière anormale. Deux mois auparavant, Leïla Y., âgée de 42 ans, avait été embauchée pour s’occuper des trois enfants de la maison, âgés de 7, 5 et 2 ans, comme le rapporte Le Parisien. À cette époque, rien ne pouvait laisser présager que cette femme, utilisant une identité falsifiée et déjà sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, allait jouer un rôle central dans une affaire sans précédent.
Le 30 janvier, la mère des enfants se présente au commissariat, profondément perturbée, pour rapporter une série d’événements inquiétants survenus récemment. Les enquêtes policières révèlent dans diverses boissons et aliments une « concentration élevée de polyéthylène glycol et de composés chimiques », des agents potentiellement destructeurs. Les produits de nettoyage trouvés chez eux correspondent à ces substances, et trois jours après que la mère ait signalé ces faits, la nourrice, qui s’était faussement présentée sous le nom de « Nadine », est observée par la jeune fille de 5 ans en train de verser un liquide ressemblant à du savon dans une bouteille d’alcool.
« Je n’aurais jamais dû accepter de travailler pour une juive »
Arrêtée et interrogée, l’accusée nie initialement les faits. Cependant, elle finit par déclarer : « Je n’aurais jamais dû accepter de travailler pour une juive, ça n’a été que des ennuis ». Cette déclaration, notée durant l’enquête, est cruciale pour établir le motif antisémite, un élément aggravant pris en compte par le juge d’instruction. Elle admet plus tard avoir ajouté une « lotion savonneuse » aux produits, justifiant son geste comme une « punition » en réponse à des désaccords sur sa rémunération.
Les experts toxicologues confirment que les substances ajoutées au vin, au whisky, au jus de raisin et même aux pâtes étaient « toxiques et potentiellement corrosives, susceptibles de causer de sérieuses lésions au système digestif ». Bien que la tentative d’empoisonnement n’ait pas été retenue faute de preuves suffisantes d’un risque mortel, la gravité des actes est indéniable.
Ce mardi, à Nanterre, l’accusée, emprisonnée depuis février 2024, doit comparaître pour administration de substances nuisibles avec la circonstance aggravante d’antisémitisme. Pour la famille, ce procès vise à mettre fin à une année de terreur. « Nous voulons simplement qu’elle ne puisse plus jamais s’approcher de nous », confie la mère au Parisien, espérant clore le chapitre de ce cauchemar survenu au sein même de leur domicile.

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